Paysages

PRESQU'ILE D'ARVERT

À l’interface entre l’océan Atlantique, l’estuaire de la Gironde et celui de la Seudre, la presqu’île d’Arvert fut de tout temps grandement exposée aux forces de la nature, comblant d’anciens golfes marins, transformant le parcours de l’eau, déplaçant les dunes… Depuis le XIXe siècle, les dunes ont été fixées par la forêt domaniale de la Coubre et le massif des Combots d’Ansoine, qui recouvrent la majeure partie de l’unité littorale et annoncent le paysage littoral aquitain. L’érosion des côtes perdure cependant et la baie de Bonne Anse, à la croisée des courants marins, se remplit peu à peu [...] Lire plus

À l’interface entre l’océan Atlantique, l’estuaire de la Gironde et celui de la Seudre, la presqu’île d’Arvert fut de tout temps grandement exposée aux forces de la nature, comblant d’anciens golfes marins, transformant le parcours de l’eau, déplaçant les dunes… Depuis le XIXe siècle, les dunes ont été fixées par la forêt domaniale de la Coubre et le massif des Combots d’Ansoine, qui recouvrent la majeure partie de l’unité littorale et annoncent le paysage littoral aquitain. L’érosion des côtes perdure cependant et la baie de Bonne Anse, à la croisée des courants marins, se remplit peu à peu de sable. De part et d’autre, se déploient au nord-ouest la « Côte Sauvage » face à l’océan et la « Grande Côte » face à l’estuaire de la Gironde, où de longues et larges plages font le bonheur des estivaux. À l’arrière, les marais de Saint-Augustin s’étirent jusqu’aux anciennes îles d’Arvert, Étaules et Breuillet, au-delà desquelles l’estuaire de la Seudre impose sa présence. Ici, entre forêts et marais, de nombreuses résidences et aménagements touristiques s’immiscent dans le paysage, apportant leur part de bâti à un cadre naturel préservé. Garant de la pérennité des ambiances et des identités paysagères, le Conservatoire du littoral s’attache à limiter les impacts de la fréquentation anarchique sur les milieux naturels.

Regards d'artistes

Ruine de l’ancien phare de la Coubre
Cliché Braun déposé, blogs SudOuest.fr, 2012
« Arvert, la Tremblade, pays d’émotions fortes et profondes ; jamais le ciel n’est assuré, la température fixe, la mer vraiment paisible, et la houle du sud-ouest, s’engouffrant dans le dangereux perthuis de Maumusson, trop bien nommé « male bouche », les emplit de son horrible mugissement. Malheur au navire qui se risque dans cette passe étroite et bordée de sables mouvants ! si le vent le trahit, il sera sûrement enlisé, haché, mis en pièce par les vagues. Le sol n’est pas plus certain, l’infatigable houle du sud-ouest amassant, haussant continuellement les sables en dunes qui s’élèvent [...] Lire plus

« Arvert, la Tremblade, pays d’émotions fortes et profondes ; jamais le ciel n’est assuré, la température fixe, la mer vraiment paisible, et la houle du sud-ouest, s’engouffrant dans le dangereux perthuis de Maumusson, trop bien nommé « male bouche », les emplit de son horrible mugissement. Malheur au navire qui se risque dans cette passe étroite et bordée de sables mouvants ! si le vent le trahit, il sera sûrement enlisé, haché, mis en pièce par les vagues. Le sol n’est pas plus certain, l’infatigable houle du sud-ouest amassant, haussant continuellement les sables en dunes qui s’élèvent jusqu’à soixante mètres de hauteur et les déplaçant ensuite, changement noté dans ce dicton local : « Les montagnes marchent en Arvert. » Passé ce désert mouvant, le rivage devient plus ferme, sans être de nuance plus gaie. Le blanc teinté de jaune règne, aveuglant, fastidieux, sous l’éclat d’une lumière crue, çà et là seulement tacheté du vert sombre des pinadas. »

Louis Barron, le nouveau voyage de France, Chapitre.com, (1847-1914)

Evolution de l'urbanisation

aux abords de Royan .
1965 1965
2014 2014

Depuis 1965, à proximité de l’agglomération de Royan, les stations balnéaires de Saint-Palais-sur-Mer et des Mathes-La Palmyre ont connu un fort développement touristique qui s’est traduit par un étalement urbain jusque dans les marais, et en périphérie des boisements alentours.

Carte des paysages

  • Picto Pano paysage

    • Une interface entre l’Océan, l’estuaire de la Gironde et celui de la Seudre

    • Deux côtes dunaires et forestières (la Côte Sauvage, face à l’Océan et la Grande Côte en bordure de l’estuaire de la Gironde) semblable à la côte aquitaine.

    • Des zones humides et marais agricoles, vestiges de golfes marins autour d’anciennes îles à Les mattes, Arvert, et Etaules.

  • Picto Pano menace

    • Une érosion côtière considérable (recul du trait de côte allant jusqu’à plusieurs dizaines de mètre/an)

    • Une forte pression touristique développant une urbanisation sur les périphéries immédiates des boisements et dans les marais (au niveau de Ronce-les-Bains et des Mathes-La Palmyre)

    • Une intensification des grandes cultures impactant la ressource en eau et les activités ostréicoles du bassin de la Seudre.

Découvrez les unités littorales voisines :

Séquences paysages

  • Face à l’océan, la Côte Sauvage, face à l’estuaire de la Gironde,  la Grande côte
    Face à l’océan, la Côte Sauvage, face à l’estuaire de la Gironde, la Grande côte
    Les sites du Conservatoire du littoral :
  • Derrière la forêt, des marais reliés à l’estuaire de la Seudre
    Derrière la forêt, des marais reliés à l’estuaire de la Seudre
    Les sites du Conservatoire du littoral :