200 000 hectares protégés : le Conservatoire du littoral franchit le cap !

Vendredi 18 mai 2018

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18 mai 2018

Le Conservatoire du littoral vient de franchir la barre symbolique des 200 000 hectares placés sous sa protection. Ce résultat est le fruit d’une action patiente et continue qui se déploie depuis 1975 sur l’ensemble des littoraux métropolitains et ultramarins ainsi que sur les rives des grands lacs. Les pressions que subissent les espaces naturels étant toujours croissantes, l’action foncière du Conservatoire est plus que jamais nécessaire afin de protéger définitivement ces sites d’une grande richesse et les rendre accessibles aux visiteurs.

Etablissement original chargé de mener une politique foncière de sauvegarde de l’espace littoral et de respect des sites naturels et de l’équilibre écologique en étroite collaboration avec les collectivités territoriales, le Conservatoire du littoral a progressivement intégré dans son patrimoine de nombreuses parcelles portant désormais à 200 000 hectares les surfaces ainsi protégées, dont 132 000 hectares en métropole qui intègrent 4 000 hectares sur les rivages des grands lacs.


Depuis plus de 40 ans, grâce à une large palette de moyens d’intervention,11 000 actes d’acquisition ont été signés dont près de 80% à l’amiable.
La stratégie d’intervention 2015-2050 fixe à l’établissement un objectif de protection de 320 000 hectares au total, répartis sur environ 1000 sites protégés, en bon état et partie intégrante des territoires. Sa mise en oeuvre s’opère dans une logique partenariale associant pleinement les acteurs des territoires littoraux : collectivités, établissements publics, associations, services de l’Etat. Le réseau des 250 gestionnaires mobilise plus de 900 agents et gardes du littoral, chargés de l’entretien et la surveillance des sites ainsi que l’accueil du public.


Les pressions auxquelles est soumis le littoral ne font que s’intensifier : accroissement de la population sur le littoral, augmentation du prix du foncier, élévation du niveau de la mer et changement climatique, pollution des eaux fluviales ou côtières, dégradation de la qualité des paysages, fragmentation et perte de la biodiversité…
Dans ce contexte, le rythme d’acquisition doit être maintenu afin de contribuer à la préservation du « tiers naturel littoral » à l’horizon 2050.

 

 Nicolas Hulot, Odile Gauthier et Didier Réault à Marseille le 18 mai 2018

 

 

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