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Surface : 162 hectares
Période d'acquisition : 1997 - 1998
Nombre d'actes d'acquisition signés : 4
Commune : Ste Marie-du-Mont (50)
Nom du gestionnaire : SYMEL, Association Claude Hettier de Boislambert
Ici, entre terre et mer au coeur de la baie des Veys, toutes sortes d'oiseaux viennent nicher...
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NATURE & PAYSAGES
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Sur ce site sous influence maritime, le relief apparaît comme un élément déterminant dans la compréhension de l'espace. Il est constitué de vallons qui enserrent des dépressions traversées par de nombreuses rivières. La partie en limite du littoral correspond à de vastes polders gagnés progressivement sur la mer. Les marais de l'Isthme du Cotentin correspondent à un réseau dense de rivières qui rassemble les eaux du bassin versant vers la Baie des Veys. Ces marais apparaissent comme de vastes prairies planes s'insérant dans le bocage traditionnel normand.
Situé en limite du domaine maritime et du domaine fluvial, le site est caractérisé par la présence d'eau douce et d'eau salée. A marée basse, vannes et portes à flot permettent une évacuation rapide des eaux depuis les terres agricoles.
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RICHESSES NATURELLES
La flore
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Comme la plupart des sites du Conservatoire du littoral, ce lieu possède une flore très diversifiée. En 1998, quatre nouvelles espèces remarquables ont été identifiées, il s'agit de l'ophioglossum vulgatum (une fougère hygrophile calcicole qui s'est considérablement raréfiée dans la région), de l'Orchis moucheron qui revêt un intérêt biogéographique locale, de l'Epipactis des marais (orchidée hygrophile de bas-marais calcicole, et enfin de l'Orchis à fleurs lâches (orchidée à répartition méditerranéenne-atlantique qui s'est beaucoup raréfiée). A ces quatre espèces, on peut ajouter la ruppia marine, la petite centaurée à fleurs ténues, le rumex des marais, le mouron délicat, le panicaut de mer, l'orobanche pourprée, le troscart des marais, l'ail des vignes, la cardamine hérissée, le cornifle nageant, plusieurs types de renoncules (aquatique, bulbeuse, à feuilles capillaires), le saxifrage à trois doigts, la toque bleue et le wolffie sans racines. Au fur et à mesure que l'on s'approche du littoral, aux arbres d'émonde succèdent des alignements de Tamarix d'Angleterre.
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Orobranche purpurea
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La faune
La baie des Veys est une vaste zone d'accueil privilégiée pour l'avifaune migratrice. Des milliers de canards ou de petits échassiers y font escale ou s'y arrêtent pour tout l'hiver. Grâce à ces caractéristiques physiques et géographiques de marais littoral, a la particularité d'accueillir trois sites ornithologiques existants ou en cours de création auxquels il faut ajouter les Iles Saint-Marcouf dont la richesse ornithologique a été largement démontrée. Un des aspects de la gestion consiste à conforter le rôle fonctionnel de la réserve de Beauguillot en tant que remise de gagnage pour les oiseaux migrateurs en escale et/ou en hivernage. C'est également contribuer au maintien de la population de phoques de veaux marins en Baie des Veys. Le nombre d'oiseaux sur le domaine (incluant la réserve de Beauguillot) est considérable, on peut trouver le Vanneau huppé, le Colvert, le Tadorne de Belon, le Foulque macroule, le Ganillule poule d'eau, le Grèbe castagneux. Certains bénéficient d'un niveau d'importance international, tel l'Huitrier-pie, le Pluvier argenté, le Courlis cendré, le Bécasseau variable, le Pilet et le Souchet. D'autres revêtent une importance nationale comme le Grand-gravelot, le Bécasseau minute, le Bécasseau maubèche, la Barge rousse, la Sarcelle d'hiver, le Siffleur d'Europe, le Goéland argenté, le Goéland cendré et la Sterne caugek. Quelques autres espèces font partie de cette faune, on peut dénicher également des oies cendrées, des chipeaux, des bernaches cravants et des avocettes élégantes. Hormis les oiseaux, on a pu constater trois naissances de jeunes phoques veau-marin sur la partie maritime de la réserve naturelle de Beauguillot dans l'année 2000. Le Triton crêté, l'Agrion Mercure, le Damier de la Succise, la Lucane cerf-volant, le Grand Murin, le Grand Rhinolophe et la Loutre sont encore des " habitants " du site de la Baie des Veys, intégrant la réserve naturelle de Beauguillot.
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Tadornes de Belon
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Huitriers-pie
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Goéland argenté
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HISTOIRE ET PRATIQUES
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Dans la Baie des Veys se trouve un des trois grands centres normands d'élevage d'huîtres. Celui-ci est menacé par une concentration excessive de vers, les lanices. Ce site ouvre le territoire du Parc Naturel Régional des Marais du Cotentin et du Bessin vers la mer. Ce sont des espaces importants au plan économique puisque les activités touristiques et conchylicoles s'y développent et contribuent à la vitalité des communes. L'élément architectural caractéristique autour de la Baie des Veys est la Ferme-Manoir. Cet espace littoral est un espace sensible et menacé qui est soumis à la pression de nombreux utilisateurs dont les enjeux sont différents. Le but est donc de concilier les diverses activités rencontrées, l'agriculture sur les polders, la conchyliculture, la pêche, la cueillette, la chasse, la découverte de la nature et le loisir et le tourisme. Les travaux d'endigage dans la baie des Veys ont débuté en l'an 1000 afin de valoriser certaines terres agricoles. La surface des terres gagnées sur la mer n'a ainsi cessé d'augmenter. Au XIXe siècle, la création de la Compagnie des Polders de l'Ouest, dont l'objectif était de " dessécher les baies ", a accompli de nombreux travaux. L'augmentation des surfaces exondables pour l'usage agricole s'est poursuivie au cours du XXe siècle. Les derniers polders ont été réalisés en 1965 dans l'Ouest de la Baie et en 1972 dans le Sud-Ouest. Les digues qui ceinturent chacun des polders limitent les influences maritimes à quelques suintements ça et là.
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LA GESTION
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Evaluant la grande diversité des paysages, de la faune et de la flore, le Conservatoire du littoral a acquis 346 hectares pour l'ensemble de la Baie des Veys (184 pour les Veys et 162 pour la réserve naturelle de Beauguillot). Les principales modalités de gestion susceptibles d'influer sur la composante végétale de la réserve sont les pratiques agricoles (pastorales) et hydrauliques. La Baie des Veys est un espace unique à protéger et à mettre en valeur de façon concertée. Il est nécessaire de dépasser les limites communales afin de mettre en place des solutions adaptées à cet espace fragile et convoité. La réserve naturelle de Beauguillot est la seconde réserve de France à s'être dotée d'un plan de gestion écologique. C'est un espace dont la vocation est la préservation du patrimoine naturel. Ce patrimoine n'est garanti qu'à partir du moment où la fonctionnalité globale du site n'est pas altérée par des facteurs extérieurs. Au plan européen, la flore de la réserve ne comporte pas d'espèce citée en annexes II ou IV de la Directive Habitats du 21 mai 1992.
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