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Le nom de "Côte Bleue" fait référence à la couleur de l'eau qui entoure le massif. Celui-ci est également appelé "chaîne de la Nerthe", du nom d'un petit village situé à l'extrémité Est du territoire. Pare extension, il est devenu "chaîne de l'Estaque". Ces trois termes seront employés de manière équivalente.
Sur ce site, on relève, comme cela est fréquent autour de l'Etang de Berre, la présence de nombreux sites archéologiques sur le massif de la Nerthe, signes d'une occupation précoce des lieux. Ce sont par exemple, les abris de Méjean et de Châteauneuf, la Chapelle St Michel, les carrières romaines de la Couronne, ou l'oppidum des Nègres. Ces sites sont localisés principalement sur le littoral, qui fut très "perturbé" par les diverses activités anthropiques, le relief de la chaîne apportait sans doute un sentiement de sécurité par rapport à la plaine.
Pendant des siècles, les collines ont été parcourue par des bergers et leurs troupeaux, favorisant le surpâturage, qui eu pour conséquence de dénuder le sol et raréfier le cortège floristique. Ce qui explique la forte présence actuelle du pin d'Alep et l'absence de toute végétation arborés sur les plateaux.
Avec moins de 3000 habitants en 1950, le Côte Bleue voit sa croissance démographique évoluer progressivement de 1954 à 1968. Mais à partir de 1968, le rythme s'accélère et la Côte Bleue devient une zone privilégièe d'accueil.
Dans les années 70, la Côte Bleue, a vu un certain nombre de sociétés immobilières acquérir des milliers d'hectares, voués à une urbanisation importante. Ces sociétés espéraient pouvoir réaliser des programmes de logements aux portes de Marseille.
A la fin des années 70, le contexte global, suite aux crises pétrolières successives, change, laissant la Côte Bleue orphelin de projet qui auraient dû voir le jour. Ainsi s'engage une réflexion sur le devenir de cette zone préservées, incluant la mise en place d'un Shéma Directeur d'Aménagement et d'Urbanisme. L'objectif définie alors, est de préserver un espace naturel bien présent tout en prévoyant une évolution démographique certaine.
Dans les années 80, le Conservatoire du Littoral acquière près de 3000 hectares sur la Côte Bleue, préservant ainsi un espace naturel remarquable unique. Aujourd'hui encore le site de la Côte Bleue est le plus grand site du Conservatoire du Littoral.
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