Première destination touristique mondiale, la Méditerranée est l'objet de pressions sans équivalent sur les autres rivages européens. C'est une véritable "explosion urbaine" qui a caractérisé, depuis le milieu du XXe siècle, les pays de la rive Nord, conduisant à un taux d'urbanisation de 67%. Le même développement exponentiel se constate sur les rives Sud et Est du Bassin. Cette pression urbanistique, liée au tourisme et à la concentration des populations entraînant l'artificialisation des rivages, s'accentuera dans les prochaines années, comme le prévoit le Plan d'Action pour la Méditerranée (PAM) qui diagnostique d'ici à 2025 le doublement des populations littorales et des surfaces côtières urbanisées et le triplement de la fréquentation touristique accompagné d'une quasi-disparition des ressources en eau potable. La Méditerranée fait partie des 25 points chauds du globe où une biodiversité très élevée est fortement compromise par la disparition rapide des habitats. Des études récentes préconisent de concentrer, pour une efficacité maximale, les efforts de préservation sur ces "Hot spots" de la biodiversité mondiale. (Revue Nature vol 403 2/2000 :"Biodiversity hot spots for Conservation priorities")
En 1994, à la demande du Ministère de l'environnement, le Conservatoire a réalisé une étude de faisabilité de l'extension du concept Conservatoire aux pays riverains de la Méditerranée. Ce travail a conclu à la possibilité de voir se développer autour du bassin des politiques qui, en respectant les souverainetés nationales et les particularismes juridiques de chacun, permettent de mettre en œuvre des politiques foncières qui garantissent la préservation et le développement durable du littoral méditerranéen. Dans ce cadre et à travers de nombreuses missions d'assistance technique, le Conservatoire a pu nouer des contacts fructueux avec les acteurs institutionnels, socio-économiques et scientifiques de la plupart des pays Méditerranéens et ainsi développer de multiples actions et projets de coopération.
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