ANSE DU VERGER

Entre Cancale et Saint-Malo, à l'ouest de la Pointe du Grouin se succèdent des paysages de falaises, de zones humide,s de cordons dunaires ou encore de plages de sable fin. 

La flore 

La diversité du milieu induit une flore particulièrement riche et diversifiée.

Sur la dune sont présents de nombreux oyats, surtout depuis les travaux de restauration de 1987. Au fil du temps, d'autres espèces vont venues coloniser les dunes : liseron des dunes, bugrame rampant, pourpier de mer.

Dans le marais, les roseaux à balai constituent l'espèce la plus représentée, parfois concurrencée en certaines zones par les saules. On trouve encore, de façon clairsemée le gaillet des Marais, l'épilobe hirsute ou l'oseille d'eau.

Sur la falaise pourtant peu accueillante pour la végétation poussent l'arménie Maritime, la silène Maritime ainsi qu'une espèce désormais protégée : la ciste Marine.

La faune

Une faune nombreuse et diversifiée colonise les différents milieux de l'Anse du Verger. La zone humide attire une avifaune originale : bouscarle de Cetti, rousserole Effarvate, bruant des roseaux, phragmite des Joncs… même la mésange à moustache, espèce très rare en Bretagne, y a été observée. Dans la roselière du plan d'eau nichent foulques, poules d'eau et canards colvert.

Jusqu'en 1920, la dune d'une hauteur de 6 à 8 mètres, couvrait la totalité de la plage. A partir de cette époque, les extractions de sable ont commencé pour atteindre leur apogée lors de la construction du barrage de la Rance en 1960. Puis les diverses activités touristiques (camping, véhicules) ont contribué à déstabiliser le massif dunaire : végétation dégradée, érosion naturelle précipitée. Depuis 1983, le Conservatoire s'attache à préserver ces lieux: pour restaurer  le cordon dunaire, des oyats ont été plantés, des aménagements (parking...) ont été réalisés pour limiter l'impact touristique.

 

 

L'Anse du Verger a été depuis longtemps un lieu symbolique, propice au recueillement et les hommes l'ont choisi pour y édifier Notre Dame du Verger, chapelle dédiée à la mer. Détruite et reconstruite en de nombreuses circonstances, elle devait représenter le dernier lien -visuel mais aussi spirituel- avec la terre ferme lorsque les terre-neuvas, pêcheurs en partance pour les mers glacées du Grand Nord, dépassaient la Pointe du Grouin. Au matin du 15 Août, femmes, fiancées, mères de pêcheurs venaient s'y recueillir pour implorer la Vierge Marie de leur rendre l'être aimé. Au même moment, sur leur bateau au large de l'Islande ou d'autres terres gelées, les marins cessaient leurs activités pour planter un cierge dans une manne de sel et entonner des cantiques à la Vierge. Pour témoin les nombreux ex-voto visibles dans la chapelle comme autant de prières exaucées…

Quant au corps de garde sur la pointe des Daules, aujourd'hui classé monument historique, il abritait les douaniers qui, trois fois par jour, quel que soit le temps, arpentaient le sentier en guettant les éventuels débarquements de contrebande.

Carte d'identité du site

Commune(s) : CANCALE (35)

Surface protégée : 55.64 hectares

Protégé depuis : 1985

Nombre d'actes d'acquisition signés : 41

Monument Ouvert au public

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