ILES CHAUSEY

À Chausey, vous n’allez pas vivre en fonction de votre montre mais au rythme des marées et de la nature… C’est d’ailleurs la marée qui décidera de votre horaire d’arrivée sur la Grande Ile. La basse mer laisse près de 3 000 hectares d’estran. Comme pour illustrer cette extraordinaire amplitude, une légende souvent racontée aux touristes mentionne 365 îlots, qui ne seraient plus qu’une cinquantaine quand le flot a fait remonter le niveau de la mer de plus de 14 mètres.

De la marée dépend également la vie. À basse mer, les estrans, les vasières, les plages, les criques laissent découvrir des mollusques, des crustacés et autres trésors que de nombreux pêcheurs à pied viennent dénicher en période de vives eaux.

Pour les oiseaux, Chausey est un sanctuaire. Plus de 200 espèces fréquentent l’archipel. À basse mer, les estrans sont le royaume des huitriers-pies, qui représentent ici plus de 15% de la population française de cette espèce. À marée haute, les îles sont le territoire des goélands marins, des grands cormorans et des cormorans huppés. Pour les harles huppés, Chausey constitue leur seul site de reproduction sur le territoire français. Aussi, pour ne pas déranger les innombrables couvées, l’accès aux îlots n’est autorisé que du 15 juillet au 30 septembre.

Les cétacés font également partie des habitués des lieux. Le grand dauphin est le plus facilement observable surtout lors du trajet qui vous mène du continent à la Grande Île.

L’archipel abrite également de très rares herbiers d’une plante sous-marine à fleurs : la zostère. Ces herbiers participent grandement à l’extraordinaire biodiversité des eaux chausiaises. Ils jouent le rôle de cachette ou de nurserie pour d’innombrables poissons et coquillages et de nourriture pour certains oiseaux. Cette plante favorise une vie marine très riche. En Normandie, ces herbiers ont protégés.

Une des particularités sur Chausey est que le Conservatoire du littoral y est aussi responsable des 5000 hectares du domaine maritime en complément de son intervention sur la Grande Ile (6 hectares). Ces terrains sont remis en gestion au Syndicat Mixte des Espaces Littoraux de la Manche (SyMEL). Deux gardes du littoral sont affectés à ce site. Ils ont en charge le gardiennage, l'entretien et le suivi scientifique, ainsi que les relations avec les usagers locaux. (http://www.symel.fr/)

Chausey dispose de mesure de préservation depuis 2009, date à laquelle a été rédigé le 1er  plan de gestion. Il s’agit d’un document-cadre, un guide, donnant les orientations d’aménagement et de gestion pour protéger ce site naturel. L'objectif de gestion est la sauvegarde et la pérennisation du patrimoine terrestre et marin de Chausey.

Demain, Chausey pourrait se situer au cœur d’un futur parc naturel marin du golfe normand breton. L’Etat mène actuellement une réflexion dans cet objectif. (http://www.aires-marines.fr/)

 

Chausey est aussi inclus dans l’enveloppe de la zone écologique d’intérêt européen au titre de Natura 2000 (http://littoral-normand.n2000.fr/).

Situés à 16 km de la côte normande, les 65 hectares de l’archipel de Chausey se répartissent en 45 ha pour la Grande île et 20 ha pour les autres îles et îlots. Sur la Grande Ile, les propriétaires principaux sont la Société Civile Immobilière des Iles Chausey et le Conservatoire du littoral.

Chausey est essentiellement constituée de granite. Ce matériau lourd, facile à transporter par voie maritime, a été exploité pendant huit siècles. Il servit  à bâtir l'abbaye du Mont-Saint-Michel, reconstruire Saint-Malo, dresser les quais des ports de Dieppe et de Londres, paver les trottoirs de Paris. Au XIXe siècle, Chausey abritait environ 500 carriers.

Longtemps, des exploitants venaient de Blainville-sur-Mer pour fabriquer de la soude en brulant le varech recueilli sur les côtes. Cela servait à l'industrie du savon de Rouen. C’est l’origine du village le plus célèbre de l’archipel : les « Blainvillais ».

Aujourd’hui, la pratique de la pêche de loisir à bateau et à pied est très convoitée sur Chausey. Des conchyliculteurs y exercent leur métier en y cultivant palourdes, moules et huîtres. La pêche artisanale s’y maintient également.

Carte d'identité du site

Commune(s) : GRANVILLE (50)

Surface protégée : 5006.5 hectares

Protégé depuis : 1998

Nombre d'actes d'acquisition signés : 6

Balade Ouvert au public

Télécharger la balade en PDF

Tous les sites de ce département

Tous les sites du littoral

Les gestionnaires

symel

Les partenaires

natura 2000

Les sites à proximité

Faire un don