POUDRERIE DE SAINT CHAMAS

Créée en 1690 dans un espace protégé aux confins de l’Etang de Berre, la Poudrerie Royale fut définitivement abandonnée en 1974. Interdite au public et inoccupée durant une trentaine d’années, elle a été recolonisée spontanément par un ensemble de milieux naturels d’une remarquable diversité biologique. 

Trois types de milieux naturels s’offrent aux yeux des visiteurs : un milieu de type roselière, une zone humide et un milieu sec principalement composé de Cistes, Genêts et Micocouliers.

A cela s’ajoute un patrimoine architectural et historique inestimable. En partie réaménagée et sécurisée, l’ancienne poudrerie présente des paysages étranges à l’ambiance tantôt baroque tantôt romantique : ruines recouvertes de Lierre, mystérieuse Tour creusée dans la falaise… Ainsi, la nature renaît de ses cendres et nous offre ce spectaculaire contraste.

La flore 

 D’une zone humide méditerranéenne (Roseau commun, haies de Tamaris, Salicorne) on passe à une forêt humide essentiellement composée de Peupliers blancs et de Frênes à feuilles étroites. On y trouve aussi des arbres plus rares tels que les Peupliers noirs ; de même que des Chênes érables et des Cyprès-chauves, arbres emblématiques des poudriers.

Autour du marais du Directeur, on trouve également une végétation plus exotique (Séquoias, Ifs…) due à une mode d’importation.

Puis, les sols plus secs accueillent une forêt tempérée dominée par le Chêne pédonculé, très rare dans le sud de la France.

Enfin, on retrouve des milieux plus méditerranéens sur la partie haute du site : pelouse sèche, verger d’olivettes et garrigue provençale.  

La faune

La Poudrerie constitue un site d’hivernage massif pour les oiseaux d’eau : Colvert, Tadorne de Bélon, Foulque macroule, Grèbe huppée, Grand cormoran… Depuis 2006, 1 couple de cigognes baguées niche sur le site. Le site accueille également de plus en plus de Flamants roses, de Busards des roseaux et de Rolliers d’Europe.

Il abrite aussi de nombreuses espèces de chauves-souris ainsi qu’une multitude d’insectes dont une très belle population de libellules.

Enfin, Sangliers, Renards et Ragondins font partie des quelques mammifères qui fréquentent le site.

 

La gestion du site est assurée par le Syndicat Intercommunal de l’Ancienne Poudrerie, réunissant les villes de Miramas et de Saint-Chamas (SIANPOU), qui a été créé le 1er Février 1999 dans le but de réhabiliter le milieu.

Les objectifs de gestion sont principalement la protection des nouvelles richesses naturelles qui ont repeuplées le site durant l’absence de l’Homme et la préservation du patrimoine architectural, historique et industriel de cette ancienne Poudrerie, si cher aux habitants de la région.

Ce double objectif doit trouver un équilibre avec une forte demande du public quant à l’ouverture de la Poudrerie aux visites. Une précipitation de l’ouverture du site face à cette pression risque d’entraîner des dégradations irréversibles sur un milieu naturel qui a mis 30 ans à se développer.

D’autre part, des études doivent encore être menées pour découvrir les derniers secrets de la Poudrerie.

téléchargez le plan de gestion du site de la Poudrerie royale de Saint-Chamas et Miramas

 

En 1650, le Comte de Provence cédait le canal des moulins aux intérêts des habitants afin qu’ils puissent moudre leurs grains et fabriquer leur huile.

En 1690, sous ordre royal, il le vendait à Louis XIV pour s’en servir au travail de martinet à poudre : c’est la naissance de la Poudrerie Royale. Dès lors, elle ne cessera de se développer passant de 2,5 ha de surface initiale à 135 ha en 1917. Moulins, réservoirs, séries d’ateliers et même digues de retenue pour gagner du terrain sur l’Etang de Berre seront peu à peu bâtis. 

A la veille de la 2nde Guerre Mondiale, l’Etat français a réquisitionné plus de 20 000 ressortissants indochinois afin de soutenir l’effort de guerre et d’assurer une main d’œuvre dans les usines d’armement et de munitions. Ainsi, 3 compagnies ont été affectées, à cette époque, à la Poudrerie Royale de Saint-Chamas.

Après plusieurs accidents dont 2 graves (en 1936 et 1940) et une période de moindre activité, ce plus ancien pôle d’industrie de l’Etang de Berre a fermé ses portes en 1974. Au démantèlement des usines et à la dépollution des sols succèderont plus de 25 ans d’abandon.

Finalement, le site est cédé au Conservatoire du littoral par le Ministère de la Défense en 2001.

Le parc de la Poudrerie est ouvert au public tous les mercredis de 14h à 18h en été et de 14h à 17 h en hiver, ainsi que les 1er et 3ème  dimanches de chaque mois de 9h à 18h en été et de 10h à 17h en hiver.

Le parc est également ouvert pour les vacances scolaires de Pâques et de la Toussaint, les après-midi.

Des visites en groupe sont possibles sur réservation.

Attention, pour limiter les risques d’incendies, l’accès au parc est règlementé par arrêté préfectoral du 1er Juin au 30 Septembre. Lorsque le risque « feu de forêt » est modéré (vert ou rouge) le parc est ouvert uniquement de 7h à 11h. Lorsque le risque « feu de forêt » est fort (noir) le parc est FERME.

Pour connaître l’état du risque « feu de forêt » massif par massif en période estivale, vous pouvez consulter le site internet de la Préfecture : 

http://www.bouches-du-rhone.gouv.fr/files/massif/

 Vous pouvez aussi vous tenir informé auprès du serveur vocal de la Préfecture (au 08 11 20 13 13) ou des mairies.

 Pour plus de renseignements :

 SIANPOU

1510, route de Saint-Chamas - 13140 Miramas

Tel : 04.90.58.27.93 du lundi au vendredi de 8h à 12h et de 13h30 à 16h30

Mail : poudrerie13@yahoo.fr

 Site internet de la Poudrerie Royale de Saint-Chamas : http://www.poudrerie.fr/

 Possibilité de recevoir une Newsletter gratuitement en s’inscrivant sur le site internet.

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Carte d'identité du site

Commune(s) : SAINT-CHAMAS (13)

Surface protégée : 117.62 hectares

Protégé depuis : 2001

Nombre d'actes d'acquisition signés : 1

Balade Monument Ouvert au public

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