Travaux de fourniture et pose de clôtures sur plusieurs sites pastoraux normands

Financements attendus :

Certains projets feront l’objet de financements de l’Agence de l’Eau Seine-Normandie (Eure, certains projets Manche) ou de subventions nationales ou européennes (Etat, FEADER).

Sites Conservatoire

Région : Normandie

Départements : Calvados (14), Eure (27), Manche (50), Seine-Maritime (76)

Sites, communes et superficies :

Omaha Beach (Colleville-sur-Mer, Saint-Laurent-sur-Mer, Aure-sur-Mer) – 201 ha dont 188 ha protégés

Estuaire de l’Orne (Amfreville, Ouistreham, Sallenelles, Ranville, Merville-Franceville-Plage, Bénouville) – 813 ha dont 354 ha protégés

Marais de Villers-Blonville (Villers-sur-Mer, Blonville-sur-Mer) – 116 ha dont 73 ha protégés

Risle Maritime (Saint-Suplice-de-Grimbouville, Foulbec, Conteville, Saint-Samson-de-la-Roque, Toutainville) – 1870 ha dont 597 ha protégés

Marais Vernier (Marais Vernier, Saint-Aubin-sur-Quilleboeuf, Quilleboeuf-sur-Seine, Bouquelon, Sainte-Opportune-la-Mare, Saint-Ouen-des-Champs) – 4973 ha dont 634 ha protégés

Rives de Seine Sud (Berville-sur-Mer, Fatouville-Grestain, Fiquefleur-Equainville, Ablon, la Rivière-Saint-Sauveur, Honfleur) – 800 ha dont 722 protégés

Les Vertes Fosses – Cap du Rozel (Le Rozel, Surtainville) – 376 ha dont 91 ha protégés

Dunes d’Hatainville (Barneville-Carteret, Les Moitiers d’Allonne, Baubigny) – 800 ha dont 459 ha protégés

Etang de Gattemare (Gatteville-le-Phare, Gouberville, Néville-sur-Mer) – 299 ha dont 96 ha protégés

Dunes et landes de Vauville (La Hague : Beaumont-Hague, Vauville) – 1343 ha dont 600 ha protégés

Nez de Jobourg (La Hague : Jobourg, Herqueville) – 611 ha dont 141 ha protégés

Pointe du Brick (Fermanville, Maupertus-sur-Mer, Carneville) – 666 ha dont 284 ha protégés

Les Veys (Carentan-les-Marais : Brévands) – 182 ha intégralement protégés

Dunes de Dragey (Dragey-Ronthon, Genêts, Saint-Jean-le-Thomas) – 328 ha dont 141 ha protégés

Falaises du Mur Blanc (La Hague : Eculleville, Gréville-Hague, Urville-Nacqueville) – 322 ha dont 170 ha protégés

Pointe du Grouin du sud (Vains) – 93 ha dont 29 ha protégés

Beauguillot (Sainte-Marie-du-Mont) – 242 ha intégralement protégés (avec RNN)

Tourbière de Mathon (Lessay) – 32 ha dont 17 ha protégés (avec RNN)

Les Prés de l’Hôpital (Avranches) – 55 ha dont 6 ha protégés

Cap d’Ailly (Sainte-Marguerite-sur-Mer, Varengeville-sur-Mer) – 131 ha dont 82 ha protégés

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Le Conservatoire du littoral intervient sur 71 sites en Normandie représentant un périmètre acquis de près de 9 146 hectares (hors DPM). La plupart de ces sites comptent une grande surface pastorale et présentent des cas très variés de restauration des parcelles au moment de l’attribution, et de nombreuses particularités culturelles locales dans le matériel utilisé.

La Normandie possède la particularité de travailler avec de nombreux exploitants agricoles (424 conventions agricoles au 1er janvier 2020). Les exploitants agricoles qui se voient confier la gestion de ce patrimoine naturel, remettent en herbe le cas échéant, et entretiennent les terrains par fauche ou pâturage en respectant un cahier des charges exigeant. Ils entretiennent également les haies, participant ainsi au maintien de la richesse de ces trames écologiques, à la lutte contre l’érosion des sols et à la préservation de la qualité des eaux.

Cette gestion agricole est un outil indispensable pour avoir un coût modeste de gestion efficace et de maintien des terrains du Conservation du littoral en bon état de conservation. En 2020, 6 164 hectares de terrain du Conservatoire du littoral sont ainsi mis à disposition d’exploitants agricoles, soit 67% du domaine terrestre du Cdl en Normandie.

En contrepartie, pour la bonne mise en œuvre de cette gestion pastorale, le Conservatoire s’engage financièrement sur la fourniture et la pose de clôtures lors de l’acquisition de parcelles ou de la mise en œuvre de nouveaux projets de gestion visant à restaurer des espaces naturels. Cette intervention est ciblée sur les secteurs à fort intérêt écologique (zones humides, grands massifs dunaires, landes) où il s’agit essentiellement de réinstaurer et faire perdurer une activité pastorale pour maintenir les milieux ouverts. Certaines zones à vocation agricole nécessitent également la constitution de lots parcellaires cohérents afin d’organiser la gestion pastorale pour qu’elle soit plus efficiente. Ces secteurs présentent une richesse floristique et faunistique importante (insectes, amphibiens, reptiles, oiseaux, mammifères…), restaurée ou maintenue grâce à la présence de pâturage.

Les plans de gestion des sites concernés mentionnent souvent l’importance du pâturage pour la conservation des milieux, et encouragent la mise en place de projets extensifs ; ceux-ci ne peuvent être précisés et mis en œuvre qu’au cas par cas, lorsque la maîtrise foncière le permet.

La mise en place d’un nouvel enclos de pâturage constitue en soi un projet de gestion global, souvent coûteux, mais visant à réduire par la suite les coûts de gestion. Ainsi, il est nécessaire de procéder à des travaux préparatoires avant la pose de clôtures (retrait de dépôts sauvages ou de vieux équipements agricoles, abattage d’arbres, broyages de ronciers ou de ligneux, évacuation de l’ensemble des éléments issus de la restauration…), et de bien réfléchir au projet de pâturage pour définir l’emprise, le type d’animaux et le type de matériel nécessaire, en tenant compte des spécificités locales et des équipements à prévoir (matériel traditionnel, passages d’hommes, mise en défens de mares, abreuvoirs, restauration de murets agricoles….).

Cette mise en œuvre intégrée permet une gestion de nos terrains plus efficace et cohérente.

De nombreux besoins en clôtures herbagères sont ainsi recensés annuellement. Les sites identifiés ici correspondent aux projets en réflexion pour une mise en œuvre en 2021-2022, mais d’autres besoins pourraient apparaître au fur et à mesure des acquisitions sur les sites normands. Au-delà des besoins en nouvelles clôtures, il est souvent également nécessaire de fournir du matériel agricole aux gestionnaires ou aux exploitants agricoles (marché national), afin qu’ils les posent en régie : renouvellement de clôtures vétustes, réparations, recul de clôtures face à l’érosion maritime, mise en défens d’éléments patrimoniaux (mares, espèces protégées) …

Parmi les premiers investissements du Conservatoire sur ses parcelles pour la mise en place de pâturage, les principaux projets identifiés figurent en page suivante. Le coût est estimé approximativement, souvent sans connaître les contours exacts des enclos de pâturage, le contexte d’intervention (mécanique ou manuel), les équipements nécessaires (types de clôtures, nombre de barrières…), ni les travaux préalables obligatoires (débroussaillage…).