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Actualité
L’opération nationale qui vise à protéger les oiseaux nicheurs et les tortues marines pendant la période sensible de ponte et de nidification a commencé ce jeudi 2 avril.
Chaque année, dès le mois d’avril, les littoraux deviennent le théâtre d’un phénomène discret mais essentiel : la reproduction de plusieurs espèces protégées, notamment d’oiseaux nicheurs et de tortues, qui choisissent les plages, dunes et hauts de rivage pour pondre leurs œufs et élever leurs petits.
Afin de mieux les protéger durant cette période sensible, l’opération nationale de sensibilisation et de préservation de la biodiversité littorale « Attention, on marche sur des œufs ! » est de retour sur l’ensemble du territoire, en hexagone et en outre-mer.
Portée par le Conservatoire du littoral, l’Office Français de la Biodiversité, l’Office National des Forêts, la Ligue pour la Protection des Oiseaux et Rivages de France, cette campagne mobilise chaque année de nombreux gestionnaires d’espaces naturels, collectivités, associations, bénévoles et acteurs locaux. Ensemble, ils sensibilisent les usagers du littoral à l’importance de respecter la faune sauvage qui partage nos plages et nos espaces côtiers.

Attention, on marche sur des œufs (OMSDO), c’est quoi ?
- Une opération qui poursuit trois objectifs :
→ Protéger les espèces sensibles qui nichent sur les plages ;
→ Mobiliser les acteurs locaux et les bénévoles dans une démarche participative ;
→ Sensibiliser le public au fait que la plage est un écosystème naturel vivant.
- 5 structures nationales : Conservatoire du littoral, Office français de la biodiversité, Office national des forêts, Ligue de protection des oiseaux, Rivages de France.
- 66 structures de terrain engagées
De nombreuses espèces concernées
En hexagone : 19 espèces d’oiseaux (dont le gravelot à collier interrompu, le grand gravelot, la sterne, etc.) et 1 espèce de tortue marine (tortue caouane)
En outre-mer : 14 espèces d’oiseaux (dont le phaéton à bec jaune) et 4 espèces de tortues marines (tortue caouane, tortue luth, etc.).
Pour en savoir plus : téléchargez le communiqué de presse
Poussin de gravelot à collier interrompu. Photo : Jean-Baptiste Bonnin
Comment protéger les espèces qui pondent sur les plages en tant qu’usager du littoral ?

BIlan de la 6e opération en 2025
En 2025, plus de 60 structures partenaires et des centaines de bénévoles mobilisés ont sillonné nos côtes afin d’observer les espèces nicheuses, notamment le gravelot à collier interrompu, le grand gravelot, mais aussi les sternes, les phaétons à bec jaune, les tortues, etc.
Sur le terrain, ces suivis reposent à la fois sur l’observation directe et sur l’installation de caméras discrètes sur certains sites sensibles. Lorsque des nids sont identifiés, ils peuvent être protégés si nécessaire (ce qui n’est pas systématique) grâce à des filets de chantier ou de petits enclos. De la rubalise et des panneaux d’information sont également parfois mis en place afin de signaler la présence des nids aux promeneurs.
Pour en savoir plus, les usagers des littoraux peuvent aussi échanger directement avec les bénévoles présents sur les plages durant cette période : équipés de kits pédagogiques, ils peuvent vous aider à identifier ces espèces littorales et à mieux comprendre leur cohabitation avec les activités humaines.
Bonne nouvelle : ces efforts portent leurs fruits, avec des effectifs records observés sur le centre Atlantique, ainsi qu’un envol inédit de phaétons à bec jaune à Mayotte.
Malheureusement, certains échecs sont encore constatés, liés à la prédation (chiens, pies, rats et mangoustes en outre-mer), mais aussi à des causes humaines, comme des œufs écrasés par des véhicules ou des fat bikes.
© Jean-Baptiste Bonnin
Poussin gravelot à collier interrompu. Photo : Jean-Baptiste Bonnin