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© Val de Saire, site pilote LIFE Adapto +. Photo : Otago Actualité
L’adaptation du littoral est un travail de longue haleine. Depuis plus de 15 ans, le Conservatoire participe à une succession de projets européens qui se répondent, se complètent et prolongent les enseignements des précédents.
Après les INTERREG LiCCo (2011-2014), PACCo (2020-2023) et le LIFE adapto (2017-2022), qui ont contribué à faire émerger de nouvelles approches de gestion du littoral, le Conservatoire poursuit aujourd’hui son action avec l’INTERREG Manabas Coast Project (2023-2027) et le LIFE Adapto+ (2024-2029). Une dynamique de long terme qui permet de mieux préparer les littoraux aux évolutions du climat.
Dans cette logique de continuité, les programmes européens constituent bien plus qu’une succession d’initiatives : ils forment une véritable chaîne d’apprentissage collectif. Chaque projet s’appuie sur les expériences du précédent pour les approfondir et les améliorer. Peu à peu, une manière différente de penser et de gérer les littoraux s’est construite, en s'appuyant sur l’expérimentation et le partage entre territoires.
Les premiers projets, l’INTERREG Licco puis le LIFE adapto, ont permis de tester de nouvelles façons de faire. Plutôt que de chercher à lutter systématiquement contre la mer, ils ont exploré des solutions qui s’appuient davantage sur les dynamiques naturelles à partir d’une gestion souple de la bande côtière. Ces expériences ont montré qu’il est possible de laisser plus de place à la nature tout en protégeant les activités humaines, en particulier dans les zones les plus exposées.
© Estuaire de Cohars, site pilote LIFE adapto +. Photo : Otago
Aujourd’hui, avec l’INTERREG Manabas Coast Project et le LIFE Adapto+, cette démarche se poursuit et s’élargit. L’objectif n’est plus seulement d’expérimenter, mais de partager plus largement ces solutions et de les adapter à d’autres territoires. Il s’agit aussi de mieux connecter les acteurs locaux, nationaux et européens pour renforcer la cohérence des actions face au changement climatique.
Cette continuité montre que l’adaptation du littoral s’inscrit dans le temps long. Elle repose sur l’apprentissage progressif et la coopération entre de nombreux acteurs. Petit à petit, ces projets contribuent à faire évoluer notre regard sur le littoral : non plus comme un espace figé à défendre, mais comme un territoire vivant, qui change et avec lequel il faut apprendre à composer.