MOULIN D'ENSOURD

Le site du Moulin d’Ensourd est situé au droit de la plage du Racou sur la commune d’Argelès-sur-Mer et abrite trois entités naturelles différentes : le Bois de Valmarie, le Moulin d’Ensourd et les Criques de Porteils. Il marque la transition entre les longues plages de sable de la côte roussillonnaise et les premières falaises de la côte Vermeille. Sa diversité paysagère est une des richesses du littoral des Pyrénées Orientales. C’est également un site classé et un site Natura 2000.

Bois de Valmarie Bosc de Vall Maria

La chênaie blanche est une forêt relictuelle qui doit être conservée.Le chêne blanc ou chêne pubescent, principale espèce composant le bois de Valmarie, se trouve communément dans les forêts méditerranéennes, sur les collines et basses montagnes, mais rarement sur le littoral. Cette forêt très ancienne abrite également des chênes lièges dont l’exploitation n’est plus qu’occasionnelle. Elle est particulièrement appréciée en été car elle offre des espaces frais et des ambiances reposantes. La fragilité du boisement et sa proximité immédiate avec l’urbanisation font de ce site une cible soumis au risque d’incendie. Tout comportement à risque (allumage ou port de feu) est à proscrire.

Moulin d’Ensourd Torre d’en Sorra

Les falaises et leurs abords, qui accueillent des habitats naturels remarquables sont les zones les plus fragiles et présentent un intérêt majeur pour la conservation de la biodiversité. Elles abritent des espèces endémiques de l’Albère (l’Armérie du Roussillon), des espèces protégées (l’Ail petit Moly) ainsi que plusieurs habitats naturels rares à l’échelle européenne (broussailles du haut de falaises).

Les falaises marquent la fin des longues plages de sable roussillonnaises. Elles commencent au Moulin d’Ensourd et se prolongent vers les Criques de Porteils.

Criques de Porteils Cala de Portells

Ce secteur a subit de forte dégradation (projet immobilier, terrain de 4x4, piétinement) jusqu’à sa réhabilitation en 2009. Il est depuis en cours de renaturation. Les habitats naturels typiques des hauts de falaise reprennent vie là ou le piétinement s’est arrêté.

Cette partie est également traversée par le sentier littoral.

Les espèces invasives : une menace réelle pour la biodiversité

Importées pour l’ornement des jardins, elles colonisent souvent les espaces naturels voisins et concurrencent les espèces locales. Griffes de Sorcière, Séneçon du Cap et Figuier de Barbarie ont fait l’objet d’un programme d’arrachage qui doit se poursuivre sur plusieurs années pour être efficace.

La gestion du site est confiée à la Commune d’Argelès-sur-Mer dans le cadre d’une convention signée le 10 juillet 2007. Après une étude de définition d’un programme de réhabilitation du site réalisée en 2005, après l’obtention de toutes les autorisations nécessaires, les travaux d’aménagement et de protection sont réalisés en 2008. L’objectif est de fermer le site à la circulation automobile en créant des zones de stationnement et en installant des lisses en bois basse. Quelques sentiers, en plus du sentier littoral, sont maintenus, le reste du site est symboliquement fermé. La pose d’une passerelle à l’entrée du bois s’inscrit dans la mise en place du sentier qui assure la jonction entre les trois entités. Un programme d’arrachage des espèces invasives sur les falaises et de nettoyage du site est également mené. Enfin, les zones humides méditerranéennes sont aujourd’hui protégées. Les excavations du site connaissent des mises en eau temporaires lors des épisodes pluvieux. Ces mares sont indispensables au cycle de vie d’espèces protégées comme le crapaud calamite. Elles sont désormais ceinturées par des poteaux-câble afin d’empêcher leur dégradation (piétinement, comblement).
En fermant l’accès aux véhicules et en incitant le public à n’utiliser que quelques sentiers balisés, la nature a pu reprendre ses droits et des espèces emblématiques du littoral catalan réapparaissent.
Le programme de réhabilitation a bénéficié du concours financier du Conseil Général des Pyrénées Orientales, du Conseil Régional et de l’Etat.

Sur les falaises de Porteils, les traces (excavations et buttes) de l’ancien projet immobilier sont encore visibles. Le permis de construire a été annulé au motif du classement du site en 1980 pour son caractère pittoresque (Loi 1930 sur la protection des paysages).
Le site est acheté en 1998 par le Conservatoire du littoral. Le secteur des falaises était devenu un terrain vague utilisé par tous types d’engins motorisés. En 2005, un programme d’aménagement a permis la mise en défends du site.
Le « Racou » vient du nom catalan El Racó, qui signifie « le recoin », faisant référence à la protection au vent dont bénéficie le site. Il est couramment utilisé pour désigner la petite zone urbanisée au pied de la falaise.

Visites guidées renseignements et réservation à l’Office Municipal du Tourisme d’Argelès-sur-Mer (04 68 81 15 85)

www.argeles-sur-mer-tourisme.com

Carte d'identité du site

Commune(s) : ARGELES-SUR-MER (66)

Surface protégée : 29.73 hectares

Protégé depuis : 1996

Nombre d'actes d'acquisition signés : 5

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