Accessibilité

Accueil des personnes handicapées sur les sites du Conservatoire du littoral

Rendre accessible l’espace naturel littoral

L’ouverture au public des sites naturels acquis et protégés par le Conservatoire du littoral et ses différents partenaires a été inscrite dans les textes fondateurs de l’établissement par la loi du 27 février 2002.

Cependant, dès la création du Conservatoire en 1975, c’est une évidence : acheter des espaces naturels pour éviter la privatisation du littoral et permettre l’accès de tous au bord de mer est un enjeu tout à la fois environnemental et social. Le choix de répondre au souhait de libre accès au littoral n’est cependant pas toujours compatible avec les nécessités de protection et des tensions apparaissent parfois entre les deux objectifs, entre une protection très défensive et une ouverture large pouvant aboutir à des dégradations.

Le Conservatoire du littoral a donc dû, comme d’autres institutions et avec ses partenaires gestionnaires, tracer un chemin d’équilibre : élaborer une doctrine tout en développant un grand sens pratique. L’accueil du public est désormais considéré comme un fondement de l’aménagement des sites naturels auquel il n’est dérogé que dans des conditions très restrictives, rejoignant en cela les attentes des collectivités territoriales, ses principaux partenaires.

Aujourd’hui, rendre accessible l’espace naturel littoral aux personnes atteintes par un handicap constitue un nouveau devoir et un défi.

Progresser dans l'accessibilité des sites

Le Conservatoire a rédigé un guide qui  vise à présenter, à partir d’une analyse des divers types de handicaps, l’éventail le plus large possible des pistes techniques à explorer pour progresser dans l’accessibilité des sites aux personnes subissant ces handicaps. C’est avec confiance et créativité qu’il faut oser des solutions cohérentes et respectueuses, à la fois, de tous les visiteurs et de l’esprit des lieux, sans oublier, bien évidemment, l’application des divers textes législatifs et réglementaires qu’il faut concilier au travers des aménagements retenus : s’il faut faciliter l’accueil et l’ouverture à tous, il faut éviter l’artificialisation ou la banalisation des espaces naturels, respecter l’esprit de la loi littorale en adoptant des aménagements légers et réversibles mais utiliser des matériaux durables, veiller à leur parfaite insertion paysagère, réduire enfin la consommation énergétique et les coûts…

Si le défi est de taille, le bénéfice social qui résulte des meilleures réalisations dépasse toujours les espérances par le bien-être, au sens le plus large, apporté aux personnes auxquelles elles sont destinées et par celui apporté simultanément aux personnes bien portantes. Ce sont les fruits de l’intelligence mobilisée.