Biodiversité

Gestion de la biodiversité et partage des connaissances

Les sites du Conservatoire du littoral sont depuis toujours des espaces d’étude du patrimoine naturel et de diagnostics écologiques, éléments nécessaires à leur gestion. Conscient de l’importance de la mutualisation de la connaissance ainsi accumulée,le Conservatoire du littoral a réalisé un état des lieux de la biodiversité de ses sites. Il espère, par cette étape importante, avoir contribué à une dynamique de recueil et de partage des données naturalistes.

De nombreux acteurs récoltent des données naturalistes : établissements publics, organismes privés, réseaux bénévoles, chercheurs… Les outils utilisés pour la collecte et le stockage de l’information sont eux aussi très divers et répondent souvent à des besoins précis. La mutualisation suppose une entente sur la gouvernance des informations. L’enjeu est alors l’organisation et la diffusion de l’existant. Les initiatives se développent à plusieurs niveaux. Le Système d’information sur la nature et les paysages recense et facilite l’accès aux dispositifs de collecte aussi bien pour la métropole que pour l’outre-mer. Des réflexions sont menées dans des cadres institutionnels et associatifs pour la mutualisation des outils et leur interopérabilité. La diffusion de données synthétiques est proposée par l’Inventaire national du patrimoine naturel qui met en ligne les données disponibles au Muséum national d’histoire naturelle et celles du réseau des organismes partenaires. Fleurissent parallèlement les portails web de restitution issus par exemple de projets associatifs. Les efforts à fournir pour l’acquisition, la mise à jour et le partage des connaissances en matière de biodiversité font partie des objectifs fixés par l’article 25 de la loi Grenelle I.
Si le partage de la connaissance est nécessaire entre gestionnaires et décideurs, il l’est également au titre de la sensibilisation du grand public au problème de l’érosion de la biodiversité.

Un bilan de l'état de son patrimoine naturel

A l’occasion de l’année internationale de la biodiversité, le Conservatoire du littoral a publié le bilan de l’état du patrimoine naturel sur ses terrains. Grâce à l’inventaire de la faune, de la flore et des habitats conduit depuis 2007 sur 450 sites, avec le Muséum national d’histoire naturelle, la Ligue pour la protection des oiseaux et les Conservatoires botaniques nationaux, il dispose aujourd’hui d’un nouvel état de référence qui fait écho à celui dressé en 1995. Par cette démarche, le Conservatoire du littoral souhaite s’inscrire dans le dispositif plus global de préservation et de gestion de la biodiversité auquel de nombreux acteurs contribuent déjà : communauté scientifi que, gestionnaires d’espaces naturels, associations naturalistes, etc. Les initiatives sont foisonnantes mais les échanges d’expériences et le partage de la connaissance se heurtent à des diffi cultés techniques, culturelles et de gouvernance. De plus, les réfl exions sur la gestion de la biodiversité et ses outils de suivi intègrent encore peu, ou pas, la notion de fonctionnalité des écosystèmes qui doit être pensée à des échelles territoriale et temporelle cohérentes dépassant notamment les limites des espaces protégés et les engagements à court terme fixés par l’Union européenne.

Contribution du Conservatoire à la mise en oeuvre du Plan Biodiversité

En juillet 2018, le gouvernement a adopté le Plan Biodiversité qui vise à renforcer l’action de la France pour la préservation de la biodiversité. Le Conservatoire du littoral, acteur majeur sur le littoral, a élaboré sa contribution à la mise en œuvre des principales orientations de ce plan.