LANDES DU CAP FREHEL

Sur la façade littorale nord-orientale de la péninsule bretonne entre le Mont St Michel et la baie de Saint-Brieuc, s'ouvre la « région des Caps ».

Situé dans le département des Côtes d'Armor à une quarantaine de kilomètres de Saint-Brieuc, le site des Caps Erquy-Fréhel ferme, à l'est, l'échancrure de la "baie de Saint-Brieuc" et s'ouvre sur les paysages de la côte d'Emeraude et le golfe normano-breton.

Du Cap d'Erquy au Cap Fréhel, en passant par le Fort de la Latte, on découvre une bande littorale aux qualités paysagères uniques dont le rayonnement, dépassant largement le cadre régional, est de portée nationale et internationale.

Histoire, archéologie, faune, flore et oiseaux marins constituent les atouts innombrables de ce site naturel exceptionnel. Ainsi, l'alternance de hautes falaises de grès roses et d'anses sableuses permet une grande diversité paysagère et une grande richesse de la faune et de la flore.

Vaste plateau de grès balayé par les vents et culminant à 70 m, le Cap Fréhel offre le plus grand ensemble de landes littorales des côtes françaises avec une superficie d'environ 414 hectares.

Le passage d'une roche à une autre et les irrégularités de terrain permettent le développement de milieux très diversifiés où abondent d'innombrables espèces de plantes et d'animaux. C'est un haut-lieu de nidification des oiseaux marins

Le site naturel du Cap Fréhel est le plus visité du grand Ouest français (1 million de visiteurs) après le Mont-St Michel et la Pointe du Raz

Les landes du Cap Fréhel constituent le plus vaste ensemble de landes littorales du massif Armoricain. Celle-ci sont remarquables par la forte diversité d’associations végétales rencontrées, dont une endémique au site : la prairie à Brachypode et Peucedan officinal, qui se développe sur les filons de dolérite. Les landes humides y abritent la deuxième plus grosse population du papillon Azuré des mouillères de tout le Grand Ouest de la France (une des 4 dernières bretonnes). Un bel effectif de Fauvettes pitchou, d’Engoulevent d’Europe et Grand rhinolophe y est également relevé.

Les falaises, quant à elles, constituent un espace quasi unique en France par les espèces qui y nichent. C’est en effet le seul endroit de l’hexagone où Guillemots de Troil, Pingouins Torda et Mouette tridactyles sont visibles de la côte simultanément. Le site en abrite respectivement 80%, 40 % et 5 % de leur population nationale. Le Cap a longtemps joué un rôle de premier ordre pour la restauration de l’effectif de Faucon pèlerin dans l’Ouest de la France. Il en abrite désormais trois couples, mais dans un contexte global de forte augmentation de l'espèce dans le Grand Ouest (intérêt local désormais).

Sur le volet marin, le site est très exploité par les cétacés (Grands dauphins, Dauphins de Risso, Dauphins communs, comme Marsouins), mais aussi Phoques veau marin.

Enfin, au large du Cap Fréhel, on peut observer de beaux effectifs de puffin des Baléares en estive post reproduction (1 à 2% de l'effectif mondial).

Les landes emblématiques du Cap Fréhel seront un temps gérées par Bretagne Vivante SEBNB, puis par le Syndicat des Caps (aujourd’hui Syndicat Mixte Grand Site Cap d’Erquy Cap Fréhel) avant de revenir en gestion à la municipalité.

Sous l’impulsion de la mise en place de Natura 2000 en 2003, d’importants travaux sont engagés afin de cantonner les visiteurs sur les différents sentiers. L’ensemble des cheminements sera ainsi revu et corrigé par tranches successives jusqu’en 2014. En même temps, les dunes sont mises en protection, par des clôtures, localement fauchées comme les landes. Des dispositifs de protection sont également mis en place afin de préserver les chauves-souris.

Depuis 2015, une nouvelle impulsion est donnée au site avec l’acquisition de la pointe du Cap Fréhel par le Conservatoire du littoral. Le restaurant de la Fauconnière a été reconverti en belvédère, la pointe se voit également dotée d’un nouveau dispositif de protection des espaces naturels dans le cadre des actions portées par le Syndicat mixte en vue de l’obtention du label Grand Site de France.

Le site du Cap Fréhel est désormais géré par le Syndicat Mixte Grand Site Cap d’Erquy-Cap Fréhel en partenariat avec la Commune de Plévenon. Deux gardes du littoral sont chargés de la surveillance de ce site, des suivis naturalistes,des travaux d’entretiens et des aménagements.

 

Les landes du Cap Fréhel avaient pour propriétaire initial le Seigneur de Matignon (propriétaire de l’Elysée). Après plusieurs propriétaires successifs, le 1er juillet 1952, les landes du Cap Fréhel propriété de la société civile immobilière du Cap Fréhel sont rachetées par la municipalité.

 Le Cap Fréhel a été préservé de l’urbanisation pendant la Seconde guerre  mondiale et classé le 19 janvier 1943 sous l’Occupation. En effet, l’Etat Français pour limiter les départs en « STO » avait recruté nombre d’inspecteurs des sites. En 1965, les îlots du Cap Fréhel deviennent réserve ornithologique sous l’impulsion de la Société pour l’Etude et la Protection de la Nature en Bretagne (désormais Bretagne Vivante). En 1967, le périmètre du Site Classé sera finalement reconfirmé et étendu.

Le Cap Fréhel, c’est aussi l’histoire des phares, la « vieille tour » y fut construite de 1701 à 1702, et reste historiquement le plus ancien phare à terre de Bretagne. Elle se remarque par son architecture en tour fortifiée selon le plan élaboré par l´ingénieur Garengeau, à la demande de Vauban. Le phare actuel, a été construit de 1947 à 1950 selon les plans de l´architecte malouin Yves Hémar, en lieu et place d’un autre détruit pendant la Seconde guerre mondiale(construit en 1847).

Carte d'identité du site

Commune(s) : PLEVENON (22)

Surface protégée : 15.1 hectares

Protégé depuis : 2012

Nombre d'actes d'acquisition signés : 3

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