POINTE DE LA LOGE

La Pointe de la Loge, commence en front de mer par un petit cordon dunaire, qui va laisser place dernière lui à des zones dites « humides », caractérisées par 4 entités écologiques très complémentaires :

-          La mare Jourdan est une  zone s’étendant sur 14 hectares. il comprend un petit plan d’eau bordé d’une roselière (végétation haute constitué essentiellement de roseau). Ces formations abritent nids et couvées de nombreux oiseaux et assurent une forte épuration des eaux. Elle est drainé par un réseau de fossés et ne dispose plus d’aqueduc fonctionnel pour sa vidange.

-          Le marais de la Fossette, est une petite zone humide de 6 hectares. Il est aussi constitué d’une mare et de prairie humide drainée juste par un petit fossé. Il ne présente pas d’exutoire direct vers la mer.

-          Géographique sur le site de la Pointe de la Loge, la mare de Vrasville est dans son fonctionnement associé au site du marais de Réthoville Il dispose d’un ouvrage de vidange à la mer. Cet ensemble est constitué de prairies humides pâturées, traversés par un réseau de fossés  alimentés par la rivière de Varouville, et de plusieurs gabions de chasse.

Le Marais du Hable est alimenté par deux cours d’eau. Son bassin versant d’alimentation s’étend depuis la commune de Saint Pierre Eglise au Sud jusqu’à la commune de Cosqueville au nord. Le marais est une zone prairial de 50 hectares presque toujours en eau, dont l’intrusion d’eau de mer a lieu par l’ouvrage de vidange.

La faune

Ici, l’omniprésence de l’eau donne au site son rôle essentiel de relais et d’halte migratoire pour  certains oiseaux. La pointe de la Loge constitue un lieu de reproduction privilégié pour de nombreuses espèces tel que le Tadorne de Belon, le Tarier des prés, le Tarier pâtre, la Bergeronnette printanière, le Bouscarle de Cetti, l’Hirondelle des rivages, le Bergeronnette flavéole ou le Traquet motteux.

La flore

Chaque entité écologique dispose d’une flore spécifique qui lui est propre. Même si le critère de l’humidité fait ici la renommé du site, n’oublions pas que ces milieux arrières littoraux sont protégés de la mer par un mince cordon dunaire. En haut de plage, à la fois fragile et très mobile se trouve la laisse de mer, faiblement végétalisé, elle est constitué d’une flore supportant l’immersion par l’eau salée et exploitant les substances nutritives apportées par la décomposition des débris organiques déposés sur le haut de plage lors des grandes marées. Cette flore adaptée à des contraintes écologiques particulièrement fortes reste très instable et sensible. De plus, l’érosion marine importante sur ce secteur et le piétinement les rendent très vulnérables. Sont encore visible sur le site quelques formations à Arroche des sables et quelques rares Cakiliers sur les secteurs sableux, et du Pourpier de mer sur les zones plus graveleuses. Aussi, quelques pieds de chou marin, aussi appelé le Crambé maritime vont pousser ici est là. Devenu rare, le chou marin est protégé, il s’agit d’une plante vivace avec de grandes feuilles vert grisâtre, charnues, robuste à tige épaisse. Ses fleurs blanches en grappes serrées s’épanouissent de mai à juin. Ensuite, un peu plus haut, la présence des Oyats annonce un milieu moins en mouvement : la dune va se fixer. Cette graminée dispose d’un système racinaire en profondeur, qui va  seller les grains de sable. Cette dune s’élève face à la mer comme un bouclier voulant protéger ces marais.

La Pointe de la Loge fait partie des sites d’intervention du Conservatoire du littoral. Les terrains acquis sont remis en gestion au Syndicat Mixte des espaces littoraux de la Manche (SyMEL). Un garde du littoral est affecté à ce site. Il a en charge le gardiennage, l'entretien et le suivi scientifique, ainsi que les relations avec les usagers locaux.

La Pointe de la Loge dispose de mesure de préservation depuis 1992, date à laquelle a été rédigé le 1er plan de gestion. Il s’agit d’un document cadre, un guide, donnant les orientations d’aménagements et de gestion pour protéger ce site naturel.

Un projet de valorisation  a été défini sur l’ensemble du site. Les surfaces ont ainsi été redistribuées. Une partie est dédiée à l’exploitation agricole, ayant débuté par la pose des premiers linéaires de clôture, en 2011.  L’autre partie est dédiée aux activités récréatives. L’accès à la plage est maintenu, mais le stationnement en amont a été réorganisé. Il est donc interdit de stationner dans la zone très proche du rivage. Les promeneurs peuvent dorénavant longer le littoral évitant ainsi le passage sur la route et ainsi profiter du cadre et de la vue sur la baie.

Par ailleurs, la Pointe de la Loge est aussi inclus dans l’enveloppe de la zone écologique d’intérêt européen au titre de Natura 2000 s’intitulant «« Caps et marais arrière-littoraux de Barfleur au Cap Lévi ».

Par ailleurs, au sein du projet LiCCo (Littoraux et Changements Côtiers), la pointe de la Loge fait partie du site pilote du val de Saire. Ce projet est mené pour une durée de trois ans (2011-2014),  il vise à accompagner les populations côtières pour comprendre, se préparer et s’adapter aux effets du changement climatique, de l’élévation du niveau de la mer et de l’érosion sur leur littoral. La Délégation Normandie du Conservatoire du littoral veille à sa coordination en France. Le val de Saire est soumis à des phénomènes d’érosion réguliers qui provoquent des brèches dans les cordons dunaires et parfois des intrusions marines. Au niveau des marais rétro-littoraux, une réflexion se met en place pour proposer des mesures de gestion adaptées à l’évolution naturelle de ces milieux, notamment par la gestion des niveaux d’eau, de la salinité via des ouvrages hydrauliques (nô). Les enjeux actuels et futurs reposent sur les perspectives de gestion du trait de côte, des marais arrière-littoraux, de l’évolution des usages, des perspectives agricoles et des paysages.

téléchargez le plan de gestion.

Le site de la Pointe de la Loge fait parti intégrante des dunes et marais arrière-littoraux du Val de Saire, composé principalement de milieu des zones humides.

A partir des XIXe siècles, à des fins agricoles,  les marais étaient asséchés par la construction de nocs, ou nôs. Ces tunnels passent sous la dune et permettent d’évacuer l’eau douce à la mer. Equipés d’une porte à flots, la remontée d’eau salée dans les terres était limité.

Aujourd’hui, le temps et la mer ont abîmé ces nôs, si l’eau douce sort, l’eau de mer rentre aussi régulièrement et donne au site une faune et une flore spécifiques.

Carte d'identité du site

Commune(s) : BREHAL (50) , COSQUEVILLE (50) , LE ROZEL (50) , LONGUES-SUR-MER (14)

Surface protégée : 130.26 hectares

Protégé depuis : 1988

Nombre d'actes d'acquisition signés : 47

Balade Ouvert au public

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Les gestionnaires

symel

Les partenaires

natura 2000 Licco

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