VALLEUSE D'ANTIFER

En pays de Caux, sont apparues des valleuses, vallons secs suspendus au-dessus de la mer. Jouissant d’une diversité biologique et paysagère exceptionnelle, le site offre des milieux naturels distincts : un boisement de plateau tantôt dense, tantôt ouvert, un vallon constitué de landes, de prairies et de boqueteaux et un rivage s’effaçant sur la falaise, les éboulis et les grèves de galets.

La Valleuse d’Antifer est une des rares à offrir une telle surface sans aucune construction, ni équipement, sur une frange littorale de 130 kilomètres du Tréport à l'estuaire de la Seine.

La flore

La partie amont de la valleuse est occupée par des frênes, des érables sycomore, du tilleul et de l’orme d’Europe. Au printemps, des massifs mauves de jacinthe des bois et de sceaux de Salomon aux clochettes blanches couvrent les sous-bois. Un peu plus tard, fleurit la grande digitale pourpre. Le prunellier aux baies âpres et les fougères aigles colonisent les pelouses. L’été, s’y épanouissent la grande marguerite, l’achillée millefeuille aux fleurs purpurines et le chardon à petites fleurs. Parmi les orchidées, le platanthère aux délicates fleurs blanches et verdâtres s’observe à partir d’avril. La végétation en amont des falaises s’est adaptée à des conditions de vie extrême : vents, embruns chargés de sel et sécheresse. La fétuque rouge aux feuilles fines et lisses et le chou potager aux feuilles grasses et épaisses forment la pelouse aérohaline (« aéro » pour le vent, « haline » pour le sel). Sur l’estran (portion du rivage découverte à marée basse), on trouve des algues : grandes laminaires, laitue de mer comestible, et fucus.

La faune

D’importantes colonies de goélands (argentés, marins et bruns) et de mouettes tridactyles, ainsi que deux plongeurs noirs aux yeux verts, le grand cormoran et le cormoran huppé, nichent dans les falaises. Plus rare, le fulmar boréal ne rejoint les côtes que pour y nicher et se distingue du goéland à ses ailes rigides quand il plane. Le pingouin torda, décimé par les marées noires, tente de s’implanter à nouveau, comme son cousin le guillemot de Troïl.

Au printemps, la fauvette grisette, la linotte mélodieuse et le bruant jaune dissimulent leurs nids dans les landes.

Au large, il n’est pas rare d’apercevoir des groupes de grands dauphins et de marsouins, ainsi que le phoque veau marin, et le phoque gris, de passage.

La valleuse d’Antifer fait partie des sites d’intervention du Conservatoire du littoral sur le littoral du Pays de Caux. Les terrains acquis sont remis en gestion au Conseil général de la Seine Maritime qui assure leur surveillance et leur entretien courant et le suivi scientifique.

Ce site est doté d’un plan de gestion. Le plan de gestion est un document cadre donnant les orientations d’aménagements et de gestion.

La conservation des paysages et du patrimoine naturel, la connaissance et le suivi du site et l'accueil du public sont les enjeux définis dans le plan de gestion.

Par le passé, les valleuses étaient surtout utilisées par les pêcheurs à pied et  les exploitants de galets, « les ramasseux d’galayes ».

La valleuse d’Antifer a été beaucoup plantée en châtaigniers, exploités pour partie de manière intensive, vers 1980. Les surfaces en herbe ont été pâturées jusqu'à une période récente, presque exclusivement par des bovins.

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Carte d'identité du site

Commune(s) : ELETOT (76) , FOULBEC (27) , LA POTERIE-CAP-D'ANTIFER (76) , LE TILLEUL (76)

Surface protégée : 157.86 hectares

Protégé depuis : 1994

Nombre d'actes d'acquisition signés : 10

Balade Ouvert au public

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