MASSIF DE L'ESTEREL

Vaste poumon vert du littoral à cheval sur les départements du Var et des Alpes Maritimes, le Massif de l’Estérel est une entité biologique et paysagère tout à fait remarquable.

De Saint-Raphaël (Var) à Mandelieu-la-Napoule (Alpes-Maritimes), le Massif de l’Estérel déploie sa palette de couleurs verdoyantes et rougeoyantes due à sa flore caractéristique ainsi qu’à ses roches d’origine volcanique, dont les falaises rougeâtres plongent dans le bleu azur de la mer Méditerranée.

Confirmé par son classement, au titre de la Loi Paysage, en 1996, le Massif de l’Estérel constitue plus de 30 000 ha d’espaces naturels encore sauvages dont une grande partie est inaliénable (forêt domaniale dans le Var, propriété du Conservatoire du littoral dans les Alpes-Maritimes[BR1] ). Ce monument naturel fait l’objet, aujourd’hui, d’un projet d’opération Grand Site afin d’améliorer la gestion de la fréquentation du public au regard des capacités d’accueil du site.

Par convention du 7 juin 2017, le Conservatoire du littoral s’est vu attribuer 353 hectares de Domaine Public Maritime, au droit de la commune de Théoule-sur-Mer. L’intervention du Conservatoire permet ainsi d’assurer une continuité entre la partie terrestre du site et sa partie maritime.

La faune

Un tiers des espèces de chauves-souris présentes en région PACA fréquente le site, dont le Petit murin (espèce à très fort intérêt patrimonial). De nombreux oiseaux peuvent y être observés (Circaète-Jean-le-Blanc, Monticole bleu) ; de même qu’un fabuleux cortège d’insectes (Grand Capricorne, Lucane cerf-volant).

Enfin, une population de cerf élaphe, introduite vers 1960, constitue une originalité faunistique au sein de ce massif.

La Tortue d’Hermann a également été observée sur le massif.

La flore 

Surface terrestre : le couvert végétal est dominé par un maquis dense et continu, des forêts de Chênes-lièges et de Chênes verts ainsi que des forêts de Pins maritimes.

Les fonds de vallons accueillent des ruisseaux temporaires ou permanents ainsi que de très belles ripisylves généralement denses et fermées (ripisylves à Aulnes glutineux).

C’est aussi le siège d’une flore remarquable : 33 espèces patrimoniales dont 7 protégées au niveau national et 13 au niveau régional.

En revanche, les Mimosas et Eucalyptus situés en plein cœur du massif, qui ont été introduits par l’Homme et qui sont des plantes envahissantes, peuvent représenter une menace pour la biodiversité et font donc l’objet d’une surveillance.

La présence de l’invasive Hakea sericea fait également l’objet d’interventions régulières afin de limiter sa diffusion dans le milieu naturel au risque d’engendrer de lourds impacts économiques et écologiques comme c’est le cas en Afrique du Sud ou au Portugal.

Sur la partie maritime, on trouve une mosaïque d’habitats propice à une importante biodiversité : petits fonds de roches et de galets, bancs de sable, herbiers de posidonie, roches coralligènes. Les paysages sous-marins sont d'une grande diversité.

Les herbiers de posidonie font l’objet d’un suivi permettant d’évaluer leur évolution dans le temps.

Géologie

La diversité géologique du Massif de l’Estérel provient de son lointain passé volcanique. Cette richesse a été longtemps exploitée et le nombre d’ancienne carrières ou galeries de mines désaffectées atteste de cette époque riche en activité. Dans le secteur de Maure Vieille, on retrouve des mines de fluorite, minerai à l’origine de la fabrication du fluor ou de la fluorescéine. Aujourd’hui, toutes ces cavités offres des habitats propices aux chauves-souris notamment.

Depuis 2009, le Conseil Départemental des Alpes-Maritimes assure la gestion des terrains du Conservatoire du littoral dans l’Estérel.

Le plan de gestion fixe 4 objectifs à long terme pour la protection de cet espace naturel :

- s’assurer de la conservation des richesses naturelles patrimoniales (en améliorant les connaissances du site de manière à mettre en place par la suite des suivis sur les espèces patrimoniales) ;

 - préserver et valoriser le paysage en résorbant notamment les « points noirs » paysagers (enterrement des citernes DFCI, retrait des lignes électriques aériennes, démolition de l’ancienne mine de fluorine etc.) ;

 - valoriser l’accueil du public et renforcer sa sensibilisation à l’environnement (par une signalétique adaptée, des visites guidées etc.) ;

 - assurer la planification et l’animation de la gestion, dans une logique territoriale (soit en concertation avec l’ensemble des usagers et acteurs du site).

Ce plan de gestion est en cours de révision.

Le Parc maritime départemental Estérel-Théoule est cogéré par le Département, la commune de Théoule et la communauté d’agglomération. L’objectif principal visé est d’améliorer l’équilibre écologique des fonds marins et notamment des habitats. Des actions sont mises en place pour suivre et mieux protéger les herbiers, habitats coralligènes… En période estivale, une patrouille nautique fonctionne 7j/7 afin de sensibiliser plaisanciers et les différents usagers.

Les celto-ligures furent les premiers occupants du Massif de l’Estérel et de sa bordure littorale.

En 600 av. JC, l’arrivée maritime des phocéens, puis des romains, entraîna un recul des celto-ligures vers l’intérieur du massif et l’installation, pendant 500 ans, d’une occupation romaine dont on retrouve encore de nos jours d’importants vestiges.

Entre les Xe et XIVe siècles, suite à de violents raids sarrasins, des villages antiques disparurent.

Ce n’est qu’à la fin du XIXe siècle que la partie littorale du massif va de nouveau s’urbaniser, sous l’impulsion d’un tourisme balnéaire d’abord hivernal et qui deviendra estival après la 2nde Guerre mondiale.

Ainsi, dès 1970, de nombreux projets immobiliers ont failli voir le jour, comme celui du Domaine de Maure Vieil qui prévoyait 125 000 m² de surface habitable !

En 1996, le Massif de l’Estérel est classé au titre de la Loi 1930, bloquant tout projet immobilier.

Une promenade pédestre, accessible à partir du port de Théoule-sur-Mer, traverse plusieurs vallons et rejoint une ligne de crête d’où l’on domine toute la frange côtière urbanisée. Cette balade offre une vue inoubliable et présente plusieurs facettes du massif de l’Estérel et les enjeux dont il est l’objet.

Attention, pour limiter les risques d’incendie, le massif est soumis aux arrêtés préfectoraux des 15 mai 2006 (règlementant la pénétration dans les massifs forestiers varois du 21 juin au 30 Septembre) et 13 août 2007 (règlementant la pénétration dans le massif de l’Estérel-Tanneron dans les Alpes-Maritimes).

Pour connaître l’état de la fermeture du massif, une carte est publiée chaque jour, avant 19h, pour le lendemain sur le site internet de l’Etat dans le Var.

Elle renseigne sur le niveau de danger feu de forêt. La règlementation attribuée à chaque code couleur de danger de feu n’étant pas la même dans les départements du Var et des Alpes-Maritimes, il est tout de même fortement conseillé aux promeneurs de ne pas pénétrer dans le massif dès lors que la carte du risque est de couleur rouge.


Pour plus de renseignements :

Conseil Départemental des Alpes Maritimes 

Brigade 7/7 : 06 64 05 21 10


Site internet Office de tourisme de Théoule-sur-mer

 

Site internet Office de tourisme de Mandelieu-la-Napoule

Carte d'identité du site

Commune(s) : MANDELIEU-LA-NAPOULE (06) , THEOULE-SUR-MER (06)

Surface protégée : 1265.18 hectares

Protégé depuis : 1997

Nombre d'actes d'acquisition signés : 10

Balade Ouvert au public

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