CAP BEAR

Les Pyrénées s’avancent de près de 7 km en mer par rapport à la côte sableuse qu’ils viennent interrompre brutalement. Le Cap Béar est ainsi composé d’une alternance de criques et de hautes falaises qui, par les effets conjugués de la Méditerranée et des Pyrénées, offrent des milieux riches et originaux ainsi que des paysages remarquables. La présence simultanée d’un cap et d’un phare attire un public nombreux.

Un phare est présent à l’extrémité du cap. A ce jour, il n’est pas ouvert à la visite. La tour, haute de 27 m, est pyramidale à section carrée. Son soubassement monumental en pierre de taille est construit en granit de Roquefort (Aude), le fût en moellons roses et les chaînes d’angle en granit. La partie supérieure forme un encorbellement : de faux mâchicoulis supportent une balustrade en pierre de taille. La particularité de l’édifice réside dans son fût circulaire totalement recouvert de carreaux d’opaline jusqu’au plafond sous la chambre de veille.
D’une portée de 30 milles, le phare du Cap Béar est équipé d’une lentille à 3 panneaux créant 3 éclats blancs successifs toutes les 15 secondes.

Le secteur constitue une zone privilégiée pour l'observation d'oiseaux marins (Plongeons, Macreuses noires, Mouettes tridactyles, alcidés et en particulier Pingouin torda…...) toutes peu communes en Languedoc-Roussillon.

Le site est constitué d’un substrat siliceux qui a permis l'installation d'une flore caractéristique restée relativement préservée des aménagements humains par le caractère escarpé de la côte.

Port-Vendres, mouillage abrité par les reliefs du Cap Béar et de la Mauresque, est choisi par les Romains pour l’implantation d’un port de commerce d’importance stratégique. A la chute de l’Empire, il devient une simple bourgade de pêcheurs rattachée à Collioure. Au XIIe siècle elle est rattachée à la France et acquière un rôle stratégique, à proximité de la frontière espagnole.

Vauban projette au XVIIe siècle la refonte de la ville en port de guerre (réorganisation de la ville, creusement d’un bassin, construction des quais…). Après la Révolution, Port-Vendres supplante peu à peu Collioure dans son rôle de port de commerce, et s’enrichit encore avec l’arrivée de la voie ferrée au XIXème siècle (commerce du vin, fruits et légumes).

Le Fort Béar, au sommet du cap à 206m d'altitude, domine la ville. Cette place forte de la fin du XIXe siècle (terminée en 1880) est bâtie sur un édifice militaire datant de l'époque de Vauban, destiné à la défense du port. Sa construction fut entreprise dans le but de verrouiller les frontières de la France. Il remplit sa fonction jusqu'au milieu du XXe siècle, époque durant laquelle fut installée une station radio goniométrique (1949). Certains éléments purement défensifs du fort furent détruits à partir de 1949, comme les canons de fort calibre. Il est actuellement terrain militaire.

Le phare du Cap Béar est allumé en 1905.

La pointe du cap est accessible par la route depuis le port de Port-Vendres ou en 1 h de randonnée depuis le site de Paulilles par le sentier du littoral.

Carte d'identité du site

Commune(s) : PORT-VENDRES (66)

Surface protégée : 1.35 hectares

Protégé depuis : 1998

Nombre d'actes d'acquisition signés : 1

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