CRIQUE ET PRIPRI DE YIYI

Située sur le littoral, à mi-chemin entre Cayenne et Saint-Laurent du Maroni, Sinnamary est sans aucun doute un havre de paix et de détente pour le citadin quittant les grandes villes de l'Est. Ce petit bourg chargé d'histoire connaît un développement économique et social prometteur du fait des installations industrielles implantées sur son territoire (barrage hydroélectrique, Centre Spatial Guyanais, base Soyouz,…). Il n'en demeure pas  moins que ses attraits éco touristiques sont nombreux et variés.

Dernier rempart avant la mer, la mangrove protège la terre des hommes de l'érosion marine mais ce biotope, véritable enchevêtrement de racines aériennes ou souterraines, ne se laisse pas non plus envahir aisément par les hommes. Vous vous en apercevrez rapidement si vous vous décidez à vous rendre à la roche Milo. Sur le sentier d'une heure de marche, moustiques, yen yen (moucherons hématophages), tiques et taons, pourront, en certaines saisons, vous signifier leur présence. Récemment réouvert, ce layon forestier mène à une émergence granitique, autrefois en bord de mer, mais entourée d'une lagune et de palétuviers de nos jours. La végétation de type savane-roche surprend (cactus, palmier-liane, plantes feuilles épaisses et succulentes,…) mais ce sont surtout les "polissoirs à hache de pierre" amérindiens qui rendent ce lieu mystique. Autour d'une anfractuosité naturelle, des polissoirs ronds ou en fuseaux forment d'étranges figures, qu'on a prosaïquement interprétées comme une assiette et ses couverts ! La tradition orale du secteur associe cette scène au dernier repas du Christ.

Retrouvez le plan de gestion simplifié ici

Sinnamary tire sa renommée de diverses tentatives de colonisation, contraintes ou volontaires. En 1764, le Duc de Choiseul y fait venir 12 000 européens afin d’assurer la défense et la mise en valeur des terres françaises d'outre-mer. C’est la fameuse « Expédition de Kourou ». Abandonnée à l’embouchure du Kourou et du Sinnamary, plus de la moitié des arrivants va périr en quelques mois. Plus tard, en 1795, on y déporte les intellectuels et politiciens opposés au Directoire, première république post-révolutionnaire. Parmi eux, Barbe-Marbois donnera son nom à une rue de la cité.

En 1798, c'est au tour de prêtres réfractaires ayant refusé de prêter serment à la constitution civile d'être débarqués sur les rives de la rivière Counamama. Un cimetière, dernier vestige de ce fragment d'histoire, fait l'objet d'un pèlerinage en octobre.

L'âge d'or débute avec la découverte, par Paul Isnard, d’importants gisements aurifères, aux noms évocateurs d’Adieu Vat sur la crique Courcibo, Dieu merci, Saint-Elie, Espoir, Perdu temps...

L'âge industriel commence avec l'implantation du Centre Spatial Guyanais en 1962 qui empiète sur les communes de Macouria, Kourou et Sinnamary. S'ensuivra, 30 ans plus tard, la construction du plus grand barrage hydroélectrique de France, avec ses 310 km² de forêts primaires inondées par les eaux du fleuve Sinnamary, soit tout de même trois fois la superficie de Paris. En retour, 20 ans plus tard, il produit toujours 60% de l'électricité consommée en Guyane, sans générer de gaz à effet de serre. Enfin, récemment, la position géographique de la Guyane, proche de l'équateur, a convaincu les ingénieurs russes d'implanter la base de lancement Soyouz dans les savanes de la Malmanoury. Ceci explique pourquoi vous pourrez entendre quelques sonorités slaves sur les bancs an ba mang (sous les manguiers).

Adresses utiles :
Point info tourisme : 05 94 34 68 83 

 Maison de la Nature de Sinnamary : 05 94 34 58 53 (mercredi, samedi, dimanche) –mns.sepanguy@wanadoo.fr

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Carte d'identité du site

Commune(s) : MACOURIA (973) , SINNAMARY (973)

Surface protégée : 39799.54 hectares

Protégé depuis : 1995

Nombre d'actes d'acquisition signés : 5

Balade Ouvert au public

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