CASTAGNA

Sur la rive sud du golfe d’Ajaccio, la petite presqu’île de la Punta di a Castagna, surmontée d’une tour génoise, est un point de vue panoramique extraordinaire sur les paysages du golfe d’Ajaccio et des hautes montagnes à l’intérieur des terres.  Le littoral de la pointe est quasi entièrement occupé par un lotissement récent. Seul le sommet, avec la tour est épargné par l’urbanisation récente. Ce site très particulier n’offre donc pas d’autre accès à la mer que visuel.

Toutefois, la tour et son environnement proche, qui était il y a encore peu de temps un terrain militaire, constitue un étonnant patrimoine : un paysage de faux rochers dissimulant des dispositifs défensifs ponctue les abords de la tour génoise.

Dans cette zone très urbanisée, l’intérêt patrimonial du site est essentiellement historique et militaire. L’ancien secteur militaire préservé des constructions récentes reste toutefois une petite respiration de nature où s’épanouit un maquis typique du littoral du sud de la Corse.

Sur ce site acquis récemment par le Conservatoire du littoral fait actuellement l’objet d’études : aucune gestion n’est pour l’instant mise en place.

La pointe de la Castagna accueille dès le début du XVIIe siècle une tour génoise destinée à surveiller l’accès au golfe d’Ajaccio.  Cette petite pointe stratégique pour la défense d’Ajaccio est de nouveau militarisée à la veille de la Première guerre mondiale puis de nouveau à partir de la fin des années 1920, alors que les relations se tendent avec l’Italie de Mussolini. Le dispositif de la Castagna, inclus dans ce qu’on a appelé « la petite ligne Maginot », comprend, en 1939, quatre blockhaus dissimulés par des décors de faux rochers. Chacun dispose d’une batterie de 138 mm, de modèle 1893, auxquelles on a adjoint 2 batteries de 75 mm destinées à l’éclairage et pouvant être utilisées pour la défense aérienne. Ces batteries, comme l’ensemble des défenses en Corse, n’ont pas réellement été utilisées en 1940 lors de la « Drôle de Guerre ».

Si les armes ont été  aujourd’hui démontées, les faux rochers en fibro-céramique constituent un patrimoine tout-à-fait rare et exceptionnel : l’un d’eux a été réalisé par Pasquier, décorateur engagé par l’armée, concepteur, dans un tout autre domaine, de la première réplique de la grotte de Lascaux.

Le site n’est actuellement pas accessible au public.

Réglementation sur les terrains du Conservatoire du littoral : le camping, le bivouac, les feux, les dépôts de déchets et la circulation des véhicules à moteur sont interdits. 

Carte d'identité du site

Protégé depuis : 1970

Nombre d'actes d'acquisition signés : 0

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