LES VERTES FOSSES - CAP DU ROZEL

Situé sur le littoral nord-ouest de Cotentin, le site des Vertes Fosses s’étend sur environ 207 kilomètres sur le commune de Surtainville. Ces dunes sont constituées d’un ensemble classique de végétations se succédant perpendiculairement au rivage. Toutefois l’érosion marine assez forte à cet endroit de la côte a fait se raréfier, voire disparaitre, les premiers stades d’élévation de la dune à partir du haut de plage (dune embryonnaire).

L’ensemble du territoire est recouvert par une assise constituée de schistes et de grès du cambrien, qui s’altèrent sous l’effet de l’érosion.

Le Cap du Rozel est caractérisé, au Sud par une colline bocagère culminant à 103 mètres et qui forme un cap rocheux de 70 mètres de haut sur la frange littorale. Le reste du territoire est formé par une plaine qui rejoint les dunes et la plage longue de près de 3 kilomètres.

Le cap offre un beau panorama de l’anse de Sciotot et de Surtainville et est dominé par la statue de Maris Stella, réalisée par Joseph Bataille vers 1952 pour veiller sur les marins.

Sur ce cap, il y a la présence de landes, de prairies humides traversées par le ruisseau « le but » qui prend sa source sur la commune de Grosville.

L’estran, est principalement composé de sédiments sableux avec une fraction importante de débris coquilliers. Le haut de plage, est quand à lui constitué essentiellement de sables grossiers avec la présence d’un cordon de galet à l’embouchure de la rivière « le but », qui s’étend sur une importante largeur de plage.

Le lézard vert est présent sur le cap du Rozel. Cette espèce diurne est remarquable par la coloration verte des adultes. Il a en général une taille de 40cm, longueur de queue comprise.

Sur la commune du Rozel, la dune est particulièrement érodé. En frond de mer, il y a la présence d’espèces comme les gaillets et la bugrane rampante sur les hauts de dune. En majorité composées par l’Oyat, une plante fixatrice de sable, la dune mobile accueille aussi des espèces intéressantes comme la Giroflée des dunes, le coquillier maritime, le chardon bleu, le liseron des sables et une espèce patrimoniale protégée sur le territoire français : le chou-marin qui n’est présente qu’au sein du cordon de galets.

Les dunes du Rozel abritent également plusieurs dépressions humides accueillant du pâturage équin et bovin. Ici, pousse le jonc aigu, plante intéressante, rare, dressée en touffes robuste à proximité des points d’eau.

Le site fait partie des sites d’intervention du Conservatoire du littoral. Les terrains acquis sont remis en gestion au Syndicat mixte des espaces littoraux de la Manche (SyMEL). Un garde du littoral est affecté à ce site. Il a en charge le gardiennage, l'entretien et le suivi scientifique, ainsi que les relations avec les usagers locaux. (http://www.symel.fr/)

Le site des vertes fosses-Cap du Rozel dispose de mesure de préservation depuis 1991, date à laquelle a été rédigé le 1er plan de gestion. Il s’agit d’un document cadre, un guide, donnant les orientations d’aménagements et de gestion pour protéger ce site naturel. L'objectif de gestion de ce site est de

Aussi, le site est aussi inclus dans l’enveloppe de la zone écologique d’intérêt européen au titre de Natura 2000 s’intitulant «Littoral Ouest du Cotentin de Saint Germain sur AY au Cap du Rozel ». (http://littoral-normand.n2000.fr/).

En 1967, une grotte préhistorique à été découverte à la pointe du Rozel prés du hameau du Pou. Les campagnes de fouilles menées par le Service Régional d’Archéologie montrent que cet abri, date de 15 000 ans avant notre ère, il est le seul gisement préhistorique au paléolithique supérieur connu en Basse-Normandie et dans la vallée de Seine. Il était utilisé ponctuellement par un groupe de chasseurs comme le témoigne les restes de burins, grattoirs, racloirs retrouvés.

Avant les années 60, le paysage du Rozel était typiquement dunaire. Les matériaux naturels du littoral étaient valorisés dans le quotidien des habitants. Le sable et les galets étaient utilisés pour construire les chemins jusqu'à l’interdiction de leur extraction il y a une vingtaine d’année. Les casiers à homard et à crabes étaient fabriqués avec le saule rampant. L’oyat servait en petite quantité pour faire des paillasses. L’Ajonc d’Europe permettait de nourrir les lapins alors qu’il était fleuri et de faire chauffer les fours. Le Varech était beaucoup utilisé frais, dans les jardins et les champs comme engrais

La chasse et la pêche étaient également beaucoup pratiqués, et ce, toute l’année. Le lapin, le lièvre, la bécasse, le vanneau et le canard étaient les espèces le plus couramment chassé.

Aussi, la 2nde Guerre Mondiale a laissé beaucoup de traces, notamment 3 blockhaus, dont 1 a été emporté par la mer.

Le sentier des douaniers reliant Saint-Vaast-la-Hougue au Mont-St-Michel, le GR 223, longeant la falaise arrive par le bourg du Rozel et rejoint le bas du cap.

Carte d'identité du site

Commune(s) : LE ROZEL (50) , SURTAINVILLE (50)

Surface protégée : 90.55 hectares

Protégé depuis : 1978

Nombre d'actes d'acquisition signés : 29

Ouvert au public

Tous les sites de ce département

Tous les sites du littoral

Les gestionnaires

symel

Les partenaires

natura 2000

Faire un don