ETANGS ET MARAIS DES SALINS DE CAMARGUE

Situé au Sud-Est de l’étang du Vaccarès, ce vaste ensemble naturel de plus de 6 500 ha est constitué de  milieux naturels terrestres exploités pour l’élevage de taureaux et de chevaux de race Camargue ainsi que de milieux lagunaires et dunaires utilisés pour l’activité salicole des Salins jusqu’en 2009.

Compris dans la Camargue laguno-marine qui occupe le delta, depuis le littoral au Sud jusqu’à l’étang du Vaccarès au Nord, les avancées successives des lignes de rivage ont construit, sur ce site, de vastes ensembles de cordons dunaires qui ont peu à peu isolés une partie des étangs et des lagunes.

L’ensemble de ces différents massifs dunaires couvre plus de 300 ha, soit une superficie sans équivalent dans l’île de Camargue.

Mais, hormis sur les cordons dunaires, l’altitude du site est très souvent proche ou en dessous du niveau de la mer. Les vastes espaces dépourvus de végétation émergente, constitués de vasières, de lagunes ainsi que d’étangs saumâtres et hyper salés plus ou moins temporaires, couvrent plus de 80% du site.

La faune

Le site abrite, sur l’étang du Fangassier, l’unique station de nidification des Flamants roses en France : en moyenne 15 000 couples y nichent chaque année depuis 35 ans, suite à la création d’un îlot propice à leur nidification. Il accueille également d’autres populations nicheuses importantes de laro-limicoles (Sternes naines,  Avocettes élégantes, Chevaliers gambettes etc.) et d’anatidés comme celle du Tadorne de Belon. Plusieurs couples de Fauvettes à lunette, passereaux en mauvais état de conservation, sont également présents dans les grandes sansouïres.

Les lagunes jouent également un rôle important pour les limicoles lors des migrations pré et post nuptiales.

La flore

Les dunes grises constituent un des enjeux de conservation majeurs et abritent un important cortège d’espèces végétales patrimoniales. Les anciens salins constituent, d’autre part, en Camargue, le seul site représentatif pour les bas-marais dunaires et l’un des sites les plus importants pour les steppes salées à Saladelles.

Un cortège remarquable de végétaux macrophytiques comprenant l’Althénie filiforme, la Ruppie maritime et Lamprothamnium papulosum, a été trouvé en 2010. Circonscrit à quelques mares temporaires saumâtres, il est en situation précaire.

La gestion du site est conjointement assurée par le Parc Naturel Régional de Camargue (coordonnateur), la Société Nationale de Protection de la Nature et la Tour du Valat.

Après la réalisation de diagnostics sur les volets écologiques et hydrauliques, les gestionnaires ont réalisé en 2012 un plan de gestion simplifié qui leur permet d’assurer la gestion du site de façon transitoire jusqu’en 2016 où le processus d’acquisition par le Conservatoire du Littoral sera achevé.

Il vise notamment à assurer le bon fonctionnement des lagunes en veillant à créer de nouvelles connexions hydrauliques, entre elles et avec les systèmes hydrauliques alentours.

Par ailleurs, une attention particulière est apportée à la partie littorale avec la poursuite d’une meilleure canalisation des usages et de la circulation sur les plages de Beauduc.

Des compléments d’inventaires devront être réalisés pour parfaire la connaissance de ce site immense et une étude socio-économique est en cours, afin de proposer des perspectives de valorisation et d’ouverture au public.

Téléchargez le plan de gestion du site des étangs et marais des salins de Camargue ici

Au XVIIe siècle, le site n’était principalement occupé que par des postes de douane et de contrôle du trafic fluviomaritime, comme en témoignent les vestiges du Château de Tourvieille, inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques.

Puis, les bourrelets alluviaux, créés par le Rhône jusqu’en 1711, ont été favorables à l’exploitation agricole.

Au début du XIXe siècle, les domaines du Pèbre, de Tourvieille et de la Bélugue étaient essentiellement voués à l’élevage de brebis ainsi qu’à la céréaliculture (orge, avoine, seigle etc.).

En 1855, H. MERLE, nouvel acheteur de l’étang de Giraud, crée le village de Salin de Giraud en vue d’y installer une exploitation salicole. 20 ans après, la société Solvay, productrice de soude, arrive dans le but de bénéficier à faible coût du sel produit par la société MERLE et Cie.

Après la 2nde Guerre Mondiale, des changements agro-pastoraux s’opèrent : l’élevage devient majoritairement bovin et la riziculture remplace la céréaliculture.

En 2007, une nouvelle orientation de production entraîne une restructuration des salins et l’affectation de plus de 6 000 ha au Conservatoire du littoral pour un retour progressif à l’état naturel des étangs de pré-concentration du sel.

Belle randonnée sur la digue à la mer, permettant de rejoindre Salin de Giraud, en partant des Saintes-Maries-de-la-Mer et en passant par le Phare de la Gacholle et la plage de Beauduc.

 

Pour plus de renseignements :

Parc Naturel Régional de Camargue

Adresse : Mas du Pont de Rousty – 13200 ARLES

Tel : 04.90.97.10.40

Mail : info@parc-camargue.fr

Responsable du site : Gaël HEMERY - Tel : 04 90 97 19 22

Sites internet :

http://www.parc-camargue.fr/

www.snpn.com                                  

www.tourduvalat.org                      

www.pole-lagunes.org

Carte d'identité du site

Commune(s) : ARLES (13) , SAINTES-MARIES-DE-LA-MER (13)

Surface protégée : 19329.83 hectares

Protégé depuis : 2006

Nombre d'actes d'acquisition signés : 6

Balade Monument Ouvert au public

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