MONTE ROSSU

Les 70 hectares du site couvrent une pointe rocheuse faisant partie d’un vaste site inscrit, à l’est du Cap Corse.  Le « sentier des moulins » traverse des ambiances contrastées. Des sous-bois de chênes verts poussant sur d’anciennes terrasses de cultures, deux moulins à vents, un ruisseau temporaire, d’anciens jardins, des milieux rocheux arides, des vues plongeantes sur la mer, la côte ouest du cap, l’Agriate, un taffonu aménagé en abri pastoral.

Une grande partie du rivage n’est accessible que par la mer.

Une partie du rivage est formé d’anciennes dunes rubéfiées où se plaît un maquis à genévrier de Phénicie. Au sud du hameau de Mute, une formation de dalles rocheuses abritait jusque dans les années 1970 une petite population de nananthée, petite marguerite endémique corso-sarde rarissime qui ne se maintient plus que sur quelques rares îlots, dont Capense Il est probable que l’envahissement des dalles rocheuses de Mute par les griffes de sorcières, plante invasive, est à l’origine de la disparition de la dernière localité sur la grande île.

La nananthée à la Pointe du cap Corse (et autres plantes rares)

La gestion du site, a été confiée à l’association Finocchiarola-Pointe du Cap Corse, qui regroupe les communes de Rogliano, Ersa, Centuri et Morsiglia, la Collectivité de Corse et le Conservatoire des Espaces naturels.

La partie marine est au cœur du Parc naturel marin du Cap Corse et de l’Agriate

Le site connait une occupation très ancienne. Le site de A Guaita, a fait l’objet depuis 2004 de plusieurs campagnes de sondages et de fouilles programmées. Plusieurs niveaux d’occupation – néolithiques uniquement – ont pu être mis en évidence. Le plus ancien est attribuable sans conteste au néolithique ancien dans sa phase finale (seconde moitié du VIe millénaire avant notre ère). Toutefois, une première originalité est à signaler à travers la présence de céramique linéaire – inédite en Corse – qui laisse supposer des liens culturels (qui restent encore à définir et préciser) avec des groupes néolithiques toscans. une seconde originalité de ce site est due à la mise au jour d’une structure d’habitat quadrangulaire attribuable au néolithique évolué à récent (IVe millénaire avant notre ère), qui couvre une superficie de 40 m2 environ matérialisée par de très gros blocs alignés et parfois doublés sur le côté intérieur. Des rapprochements significatifs peuvent être faits avec des sites de Balagne tels que A Petra (l’Île-Rousse) pour le néolithique ancien ou A Fuata (Lumio) pour la structure d’habitat ainsi que le Monte Revincu (Nebbiu).

En savoir plus : Site néolithique de A Guaita

Les deux moulins à vents (de Steppiale et de Racamu) ont été édifiés vers la fin du XVIIIe siècle, sans doute dans le cadre d’un projet de développement du territoire impulsé par la Monarchie française. Comme les douze autres moulins de la Pointe du Cap Corse, ils ne fonctionneront que peu de temps, la plupart étant hors service dès la première moitié du XIXe siècle. Ces bâtiments ont perdu depuis longtemps leur toit (en bardeau de bois) ainsi que leurs ailes. Le moulin de Racamu est dans un état de ruine très avancé. Celui de Steppiale a été consolidé par la commune avec le concours de l’association Morsiglia patrimoine. Près du couvent de Morsiglia, on peut observer le mécanisme en bois d’un de ces moulins.

Réglementation sur les terrains du Conservatoire du littoral : le camping, le bivouac, les feux, les dépôts de déchets et la circulation des véhicules à moteur sont interdits.

Carte d'identité du site

Commune(s) : MORSIGLIA (2B)

Surface protégée : 6.58 hectares

Protégé depuis : 2014

Nombre d'actes d'acquisition signés : 5

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