CAP MARTIN

Parcs et jardins dissimulant les villégiatures d’un autre siècle, corniches entre terre et mer, espaces naturels encore vierges témoignent de la Côte d'Azur d'autrefois et demeurent un des fleurons de la Côte d’Azur du XXIe siècle. L’acquisition par le Conservatoire du littoral d’ 1 ha sur le littoral de Roquebrune-Cap-Martin affirme la volonté de pérenniser et de mettre en valeur un fragment de ce territoire qui a valeur de site naturel par sa beauté sauvage et de site culturel par les constructions qu’il renferme, modestes en apparence et cependant dues au talent de 2 des architectes les plus représentatifs du XXe siècle.

Eileen GRAY, décoratrice reconnue se fit architecte pour y réaliser la « Maison en bord de mer », dite E 1027.

LE CORBUSIER, peintre et architecte de renommée universelle, y construisit, quant à lui, le Cabanon qui devint sa retraite personnelle ainsi que les « Unités de camping » pour son ami REBUTATO.

Tous deux firent de ce site un lieu d’expérimentation d’une nouvelle architecture en dialogue avec le paysage, aujourd’hui préservé et classé Monument Historique.

La faune

Survolé par les mouettes et les goélands, le liseré côtier est colonisé par tout un micro cosmos, dont une perle rare, au doux nom de Porcellio spinipennis, petite espèce de crustacé terrestre endémique du Var et des Alpes-Maritimes.

Sur le sentier, écureuils et passereaux s’affairent sous l’œil paisible de quelques lézards paressant au soleil.

La flore

La nature, ici, compose avec la chaleur, les embruns et le sel. Dans ces conditions difficiles, les rochers accueillent de rares touffes de Statice aux petites fleurs violettes et de Crithme maritime, qu’on nomme aussi « Fenouil de mer ».

Tout au long du sentier des douaniers, dit aussi « sentier Le Corbusier », on peut observer une autre espèce littorale : l’Euphorbe arborescente.

Vous apercevrez peut-être aussi la magnifique Barbe de Jupiter aux fleurs jaunâtres. Bien que protégée, elle est en forte régression sur ce littoral, face à la colonisation d’espèces exotiques (comme l’Agave, le Figuier de Barbarie ou encore le Sénéçon) et à l’urbanisation auxquelles elle doit faire face.

De1982 à juin 2014, la commune de Roquebrune – Cap Martin a géré le site. Restauration, aménagement et mise en valeur de l’ensemble comme lieu vivant, tout en préservant sa vocation de renouvellement architectural méditerranéen, ont constitué les principaux axes de gestion. Le mandat est aujourd’hui confié à l’association Cap Moderne, avec notamment pour objectif une ouverture au public de l'ensemble du site en 2015.

Après l’acquisition du Cabanon Le Corbusier, des travaux extérieurs de maçonnerie ont été entrepris afin de le protéger du ruissellement des eaux de pluie ainsi que de l’humidité. Plus tard, les peintures réalisées à l’intérieur par LE CORBUSIER sur les volets ont été couvertes d’une couche protectrice évitant toute dégradation. Des travaux de nettoyage et de protection des surfaces extérieures du Cabanon ont aussi été effectués.

Lorsque le Conservatoire du littoral a acquis la villa E 1027 d’Eileen GRAY, des travaux de restauration sont également entrepris, dont une partie a été financée grâce à un mécénat de l'entreprise LAFARGE.

Depuis l’an 2000, l’ensemble architectural est classé au titre des Monuments historiques.

Enfin, côté espaces naturels, une lutte contre les plantes invasives (notamment le Sénéçon) est menée chaque année.

Téléchargez le plan de gestion.

Autrefois, les collines, toutes façonnées en terrasses, étaient couvertes d’orangers et de citronniers alternant avec les oliviers séculaires et les immenses Pins maritimes.

Mais à partir de 1883, le chemin de fer et la route de la basse corniche permettent à une clientèle riche, cultivée et cosmopolite de découvrir la Riviera au cours de longs séjours hivernaux.

Villas et jardins transforment alors rapidement ce site sauvage planté d’espèces méditerranéennes traditionnelles en un vaste parc aux essences exotiques.

C’est dans ce cadre qu’en 1926, E. GRAY (décoratrice) et J. BADOVICI (architecte), à la recherche d’un terrain à bâtir, s’arrêtent à Roquebrune – Cap-Martin. E. GRAY décide d’y construire « la Maison en bord de mer », encouragée par BADOVICI.

Dès 1929, la villa est fréquentée par LE CORBUSIER. En 1949, M. REBUTATO ouvre juste à côté une guinguette qu’il nomme « l’Etoile de mer ». Nait alors une amitié entre les 2 hommes.

Ensemble, ils souhaitent réaliser un habitat résidentiel adapté aux versants littoraux de la Côte d’Azur et à la taille humaine (concept du Modulor de LE CORBUSIER). Les « Unités de camping » et le Cabanon, construits autour de la guinguette, en sont des prototypes. Mais faute de moyens, ces projets n’aboutirent pas.

L’association Cap Moderne, gestionnaire du site, organise des visites guidées sur réservation uniquement, tous les jours sauf le lundi, du 3 mai au 31 octobre 2015, au départ de la gare SNCF de Roquebrune Cap-Martin.

Pour plus d’informations, contactez l’association Cap Moderne par téléphone au 06 48 72 90 53 ou par mail à l’adresse contact@capmoderne.com ou consulter le site Internet : www.capmoderne.com

Pour plus d’informations sur les œuvres de Le Corbusier :

Fondation Le Corbusier, association

Site internet de la fondation Le Corbusier

 

Carte d'identité du site

Commune(s) : ROQUEBRUNE-CAP-MARTIN (06)

Surface protégée : 1.18 hectares

Protégé depuis : 1979

Nombre d'actes d'acquisition signés : 4

Balade Monument Ouvert au public

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