Paysages

SARTENAIS

Au sud des grands golfes de la côte occidentale de Corse, le littoral sartenais forme un large promontoire granitique offrant peu d’abris aux navigateurs. Longtemps inhabité en raison des incursions barbaresques, le bord de mer et son arrière-pays ont été mis en valeur dès le XVIIIe siècle par des agriculteurs et des éleveurs de Sartène et des villages situés à l’intérieur des terres. Puis les exploitations ont été abandonnées au cours du XXe siècle. Quasi désert sauf à Campomoro et à Tizzano, ce littoral est devenu un formidable sanctuaire de nature et de paysages méditerranéens.  Et un bel [...] Lire plus

Au sud des grands golfes de la côte occidentale de Corse, le littoral sartenais forme un large promontoire granitique offrant peu d’abris aux navigateurs. Longtemps inhabité en raison des incursions barbaresques, le bord de mer et son arrière-pays ont été mis en valeur dès le XVIIIe siècle par des agriculteurs et des éleveurs de Sartène et des villages situés à l’intérieur des terres. Puis les exploitations ont été abandonnées au cours du XXe siècle. Quasi désert sauf à Campomoro et à Tizzano, ce littoral est devenu un formidable sanctuaire de nature et de paysages méditerranéens.  Et un bel exemple de la politique de protection menée en Corse par le Conservatoire : au nord, sur plus de 20 km de rivages entre Campumoru à Senetosa, comme au sud dans le domaine classé de Roccapina, la sauvegarde et la réhabilitation des sites se conjuguent avec l’ouverture au public.

Regards d'artistes

Denis Clavreul, Ferme marine et barque de pêche dans la baie de Campomoro
Ouvrage: "De Campomoro à Senetosa - Des hommes dans le jardin du vent", Éd. Elisa, 1995
« Après la pointe de Campo-Moro, surmontée d’une de ces tours pittoresques dont les Génois avaient garni tous les promontoires, on retrouve la grande mer. On longe la côte, toute frangée d’écueils, découpée par une infinité de petits golfes. Le pays est absolument désert, hérissé de roches admirablement colorées, entourées de maquis d’un vert intense. Les rochers ont une étrange apparence. L’un d’eux a une forme de lion au repos, d’une vérité saisissante, c’est le « lion de Roccapina ». En mer ce ne sont qu’écueils découverts ou cachés. Cette côte est une des plus farouches de la [...] Lire plus

« Après la pointe de Campo-Moro, surmontée d’une de ces tours pittoresques dont les Génois avaient garni tous les promontoires, on retrouve la grande mer. On longe la côte, toute frangée d’écueils, découpée par une infinité de petits golfes. Le pays est absolument désert, hérissé de roches admirablement colorées, entourées de maquis d’un vert intense. Les rochers ont une étrange apparence. L’un d’eux a une forme de lion au repos, d’une vérité saisissante, c’est le « lion de Roccapina ». En mer ce ne sont qu’écueils découverts ou cachés. Cette côte est une des plus farouches de la Méditerranée. »

Victor-Eugène Ardouin-Dumazet, Voyage en France - La Corse, 1898

Evolution de l'urbanisation

dans le Sartenais
1975 1975
2014 2014

Du fait de l’absence de routes sur une majeure partie de ce littoral, mais aussi de la volonté politique locale de ne pas y favoriser l’implantation d’aménagements touristiques, l’urbanisation ne s’est que très faiblement développée sur la côte du Sartenais. Au nord, les deux petits hameaux de pêcheurs de Campumoru se sont étoffés autour de la baie pour devenir une petite station balnéaire très appréciée ; au point que la commune doit aujourd’hui faire face à une fréquentation estivale qui dépasse sa capacité d’accueil. Plus au sud, une enclave urbanisée s’est formée autour de Tizzano où les résidences secondaires se sont progressivement multipliées en bord de mer. Le littoral jusqu’à Roccapina redevient ensuite plus sauvage, malgré la présence à l’arrière de la plage d’Erbaju du domaine hôtelier haut de gamme de Murtoli dont les constructions restent peu visibles dans le paysage.

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Carte des paysages

  • Picto Pano paysage

    • Au sud-ouest de la Corse, une côte rocheuse qui fait face aux vents dominants

    • Une succession de petits golfes, baies et criques protégés par des pointes de granite

    • Un littoral en majeure partie inhabité, malgré la proximité des villes de Sartène et de Propriano

    • Campumoru et Tizzà Tizzano), deux marines historiques devenues de petites stations balnéaires

    • Un arrière-pays également peu habité, sans agriculture sauf dans la haute vallée de Conca et la vallée de l’Ortolu

    • Un riche patrimoine préhistorique avec de nombreux sites mégalithiques proches du bord de mer

    • Des paysages minéraux et végétaux diversifiés, d’une grande richesse écologique et dans un excellent état de conservation

    • Une pression urbaine minimale et bien maîtrisée

  • Picto Pano protection

    • Le grand site sauvage de Campumoru-Senetosa, qui s’étend loin à l’intérieur des terres et a fait l’objet d‘une mise en valeur poussée depuis son acquisition par le Conservatoire


    • D’autres domaines protégés par le Conservatoire, dont les sites classés de l’Omu et de Roccapina

Découvrez les unités littorales voisines :

Séquences paysages